Rabbi Nathan fut une fois de passage à Tirovitsa, lors d'un Shabbat. Il avait en effet pris l'habitude de revisiter les mêmes lieux où avait séjourné Rabénou durant sa vie. Alors qu'il était occupé à faire l'éloge du rav de Berditchev, Rabbi Itshak Ber se mit sur le côté et entama sa prière, avec une ferveur enflammée, comme à son habitude. Devant ce spectacle, Rabbi Nathan ne put s'empêcher de déclarer à ses auditeurs : 'aujourd'hui, nous avons aussi un rav de Berditchev', et il pointa son doigt en direction de Rabbi Itshak Ber.
Source :
1-187
Rabénou passa une fois par Téplik. Il se rendait dans cette ville pour des motifs connus de lui seul. Il se déguisa, de sorte que personne ne put le reconnaître. Un grand Tsadik qui habitait dans cette ville, Rabbi Yitshak, ressentit la présence d'une grande et sainte lumière. Il se mit à la chercher, allant de maison en maison, en se laissant guider par son intuition. Finalement, il parvint dans une demeure où Rabénou avait trouver refuge. Il s'exclama : « cette sainte lumière est ici ! » Il pénétra à l'intérieur et rencontra Rabénou qui se trouvait dans une mansarde.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-761
Quand prirent fin les trois années d'exil à Némirov, de 1835 à 1838, Rabbi Nathan songea à revenir à Breslev.
Mais Moshé Henkès ne l'entendait pas de cette oreille : 'eh bien, lorsque des poils m'auront poussé dans le creux de ma main, il remettra les pieds dans cette ville. Je me rendrai chez le gouverneur Gordenitcha et lui ferait part de mon désir d'interdire l'accès de la ville à Rabbi Nathan'. Il se rendit d'un pas ferme à son domicile, mais dès qu'il entama la conversation, il ne se sentit pas bien, et s'évanouit.
Le gouverneur le voyant étendu sur le sol, craignit pour sa vie, car il pourrait être accusé de l'avoir assassiné, afin de s'emparer de sa fortune. C'est pourquoi il ordonna à ses domestiques de le faire sortir aussitôt de la maison.
Cependant, ces derniers ne trouvèrent pas de carriole susceptible de le ramener chez lui. N'ayant d'autre choix, ils le mirent sur une charrette qui transportait des ordures et de l'engrais. Il mourut aussitôt (cf la lettre 153 de Rabbi Nathan).