A l'époque où Rabbi Nathan commença à se rapprocher de Rabénou, celui-ci en vint à évoquer la situation préoccupante à laquelle était confronté son disciple. L'épouse de Rabbi Nathan avait connu plusieurs fausses couches. Rabénou dit :
'du fait que je te rapproche du service de D., je te dois quelque chose.
Comme l'indique le Zohar (section Chémot 128,b) : 'heureux celui qui saisit la main des pécheurs pour les amener vers D.'. En ce qui concerne notre sujet- c'est-à-dire la bénédiction qui conduit à la naissance d'enfants bien portants- je ne souhaite pas que cela te soit octroyé gratuitement'.
Rabbi Nathan lui amena donc un 'pidyon' (ici des objets en don, qui représentent une certaine somme d'argent, destinée au rachat de son âme) correspondant à une table et six chaises. Bien des années après, Rabbi Nathan se rendit compte que D. l'avait gratifié de cinq garçons et d'une fille.
Il s'exclama : 'si j'avais su que la bénédiction des enfants était liée à ce point au 'pidyon', j'aurais amené à Rabénou une douzaine de chaises !'
ce qui lui aurait permis d'avoir douze enfants.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-298
Alors que Rabénou était en déplacement, son cocher se mit en avant, vantant sa parfaite maîtrise de l'itinéraire. En effet, la route empruntée habituellement par le roi était impraticable, en raison de pluies abondantes, ainsi que de la fonte des neiges, qui l'avaient rendue boueuse.
Le cocher fit un détour, en allongeant le parcours, mais sa bonne connaissance des différentes chemins lui permit finalement de rejoindre la route principale qui, à ce niveau, était complètement sèche. Rabénou prit la parole : 'les jeunes et les mortifications constituent une voie classique mais somme toute ancienne, dans le service divin. La prière et le dialogue intime avec le Créateur, dans la solitude, s'inscrivent quant à eux sur une nouvelle route, mais qui rejoint cependant l'ancienne'.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-594
Un jour où Rabbi Itshak était de passage à Breslev, chez son père, il perdit une certaine somme d'argent qui était la propriété de la poste de Toulchin, dont il était le responsable.
Il en fut très affligé. Rabbi Nathan était tout aussi affecté par cette perte, d'autant que toutes les recherches n'avaient pour l'instant rien donné.
Rabbi Nahman de Toulchin, d'un naturel très calme, choisit de porter ses investigations sur la décharge d'ordures ménagères. Il se mit à la fouiller patiemment, écartant détritus après détritus, et finit par mettre la main sur l'argent. Quelle ne fut la joie de Rabbi Nathan quand son disciple le lui ramena.