SPéCIAL CHABBAT - LIKOUTEY HALAKHOT - cours 053 Chabbat
Likoutey Halakhot
cours 053 Chabbat (partie 1)
15 juillet 2011 - 03h15
Mots-clés : CHABBAT, Shabat
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Partie 1
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Extraits : Conversation avec les anges II
1-12
Rabénou disait :
"opérer des choix et se montrer exigeant en matière de nourriture,
en définissant ce qui a bon goût
ou le contraire, c`est ce qu`on appelle un désir de manger".
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-169
Dans la ville d'Ouman se trouvait une synagogue construite grâce à la contribution généreuse d'un certain « Rabbi Kalman », qui comptait parmi les plus grosses fortunes d'Ouman, à l'époque où Rabénou vivait encore.
Cette synagogue portait le nom de « Rabbi Kalman's Kloïz ».
Quand Rabbi Leib de Kostantina prit de l'âge, il fréquenta le Kloïz de Rabbi Kalman, n'ayant plus la force de se rendre jusqu'au Kloïz des disciples de Rabénou. De plus, la synagogue de Rabbi Kalman était bien chauffée, ce qui n'était pas du tout le cas de l'autre lieu de prières, où il y régnait un froid glacial.
Rabbi Leib y pratiquait donc ses dévotions : il se levait à minuit,etc.
Il extériorisait son service divin par des cris et des pleurs, ce qui attira l'attention du bedeau qui lui demanda :
« pourquoi pleurez-vous ' (il croyait que ses larmes étaient liées à un manque de subsistance). Je vais vous raconter une histoire de votre Rabbi qui fera sécher vos larmes définitivement ».
Il expliqua que son père faisait partie de la hevra kadisha à l'époque de la disparition de Rabénou. Lors de son décès, on se conduisit selon les règles usuelles relatives à la mort d'un être cher, sans n'y rien changer, et les membres de la hevra kadisha s'occupèrent de sa sainte dépouille
(cf Yémé Moharnat §66).
Ils chargèrent mon père de déposer votre Rabbi dans la tombe.
Il m'a raconté qu'au moment où il saisit le corps inerte alors qu'il allait toucher le sol, une intense lumière éblouit le fossoyeur un bref instant.
La sainte dépouille venait de lui être ravie. Il s'exclama : « j'ignore qui l'a posée sur le sol. Lorsque mon père me raconta ce récit, il m'ordonna de ne plus m'obstiner dans la querelle qui m'opposait aux hassidé breslev, en raison de ce qu'il avait vécu. Le bedeau conclut par ces mots :
« pourquoi donc pleurez-vous quand vous avez la chance d'avoir un tel Rabbi si saint et si redoutable ».
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-685
Le beau-père de Rabbi Nathan, Rabbi David Tsvi, était un très grand Tsadik, à tel point que le saint Rabbi Baroukh de Medziboz le louait beaucoup.
L'auteur de l'ouvrage 'Deguel Mahané Efraïm' occupa la fonction de rabbin de Medziboz durant les douze dernières années de sa vie. Rabbi Baroukh son frère lui succéda et y resta douze années. Le rav d'Apta prit la relève et accepta la charge de rabbin de cette communauté pendant douze autres années. A l'époque où Rabbi Baroukh était le rabbin officiel de Medziboz, il y avait un abatteur rituel très qualifié, qui était en même temps vérificateur. Il était responsable de tous les abatteurs locaux qui exerçaient dans le voisinage de Medziboz. Cet homme avait l'habitude de voyager de temps à autre dans les villages et procédait à la vérification des couteaux. On l'appelait l'abatteur rituel du Rabbi. Rabbi David Tsvi se rendit une fois à Medziboz. Les membres de la communauté souhaitèrent lui offrir un repas, mais ils décidèrent avant tout de lui demander : 'désirez-vous consommer de la viande provenant d'une bête abattue par le proche de Rabbi Baroukh, qui est très à cheval sur la cacherout '' Rabbi David Tsvi leur répondit : 'pas spécialement !' En d'autres termes, il n'était pas nécessaire de faire montre d'une plus grande sévérité en excluant la viande provenant d'autres abatteurs locaux. Par la suite, le grand responsable de l'abattage se déplaça dans les localités avoisinantes afin de procéder à une vérification coutumière. Il arriva dans un certain village, non loin de Medziboz. L'abatteur lui montra son couteau, mais le responsable fut étonné de voir qu'il comportait un défaut. Il lui demanda : 'ton couteau est-il valable '' Lui répondant par l'affirmative, il le réexamina et parvint à la conclusion qu'il était défectueux. Il lui demanda de bien vouloir lui laisser l'instrument.
Il se dit qu'il l'examinerait une nouvelle fois le lendemain matin, avec une plus grande clarté d'esprit. Le moment venu, il vérifia le couteau : rien à faire, il n'était pas valide !
Il convoqua l'abatteur rituel, lui rendit son instrument de travail, et le sollicita de bien vouloir contrôler l'état du couteau afin de déterminer sa validité.
L'homme s'exécuta et conclut qu'il était tout à fait valable. Le responsable de l'abattage le vérifia encore une fois.
Sa conclusion fut sans appel : le couteau présentait un réel défaut. Cette situation tourmenta le contrôleur, car il était indécis. Cet abatteur devait être obligatoirement licencié, ce qui le peina beaucoup, car une telle décision priverait un juif d'un travail, et de plus, lui ferait perdre toute crédibilité aux yeux des membres de la communauté.
Il ne savait que faire. Il partit s'enfermer dans une pièce et versa des larmes devant D., afin qu'Il lui indique la voie à suivre. Après sa prière, il décida de procéder à une ultime vérification. Il se rendit compte que le couteau était extrêmement tranchant. Il était très étonné de ce fait, d'autant qu'il avait gardé l'instrument pendant trois jours et l'avait contrôlé à plusieurs reprises, en concluant qu'il était défectueux. A présent, il ne présentait aucune irrégularité ! Il demanda à l'abatteur de lui fournir une explication. Celui-ci lui révéla :
'avant que tu ne pleures devant D., tu n'avais pas le mérite de remarquer que mon couteau était de grande qualité. Grâce aux larmes que tu as versées, D. t'a permis de voir ce que vaut vraiment mon instrument de travail'. Cet abatteur faisait partie des Tsadikim cachés. Quand, plus tard, le grand responsable rentra à Medziboz, auprès de Rabbi Baroukh, à qui il raconta cette étonnante histoire, le maître lui déclara que son incapacité à percevoir la qualité de ce couteau, dès le départ, tenait au fait qu'il s'était montré pointilleux vis à vis de Rabbi David Tsvi, qui avait souhaité consommer la viande provenant d'autres abatteurs locaux.