Alors que Rabbi Nahman s'entretenait avec Sarah sur l'importance que revêt le commandement de l'hospitalité, sa fille, inquiète, en vint à lui poser une question : « est-il possible d'accomplir l'hospitalité comme il se doit ' » Rabénou lui répondit : « à quoi penses-tu ' Il y a un invité !
Il suffit d'un morceau de tissu qui fait office de nappe, et d'un peu de pain' » Il voulait lui faire comprendre qu'il n'est pas nécessaire de se fatiguer beaucoup, cependant, plus on mettra à l'aise l'invité en comblant ses besoins, selon ses possibilités, et plus le commandement aura de la valeur.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-599
Rabbi Nahman de Toulchin raconte :
'j'ai vu avec quel enthousiasme Rabbi Nathan étudiait une fois après hatsot, la leçon 'celui qui les prend en pitié les dirigera' (LM II,7). Il était animé d'une telle vitalité, qu'il semblait l'avoir entendue de Rabénou pour la première fois'.
Source :
1-264
A l'époque où Rabbi Nathan se rapprocha de Rabénou, celui-ci l'envoya chez Rabbi Aharon, le rav de breslev, afin d'avoir des nouvelles de son 'Aharalé', comme il le surnommait affectueusement. Rabbi Nathan le trouva assis, les yeux embués de larmes, en pleine attachement à D. Quand le nouveau disciple retourna voir son maître, il lui décrivit la scène à laquelle il venait d'assister. Rabénou loua Rabbi Aharon, en lui appliquant le passage écrit à la gloire du grand-prêtre, le jour de Kipour : 'semblable à celui qui est assis discrètement, et espère contempler la Face divine, tel apparaissait le grand-prêtre'.
En d'autres termes, le grand-prêtre, au moment où il pénétrait dans le Saint des saints, pour y présenter l'encens, dont les effets dans les mondes supérieurs se font davantage sentir que les sacrifices, le jour le plus saint de l'année, présentait un visage comparable à celui de Rabbi Aharon, assis simplement, et aspirant de toute son âme au Maître du monde...