Rabbi Yehiel Tsvi, le frère de Rabénou, portait le même prénom que son grand-père maternel. Ce dernier était le mari d'Odèle, la fille du Baal Chem Tov, et on le surnommait 'Deutchel'-l'Allemand- car il était originaire de ce pays. Rabbi Nahman avait un autre frère, Rabbi Israël. Son visage exprimait la pâleur d'un mort, à tel point qu'on le surnommait Rabbi Israël 'le mort'.
Quand celui-ci était encore un tout jeune enfant, il souffrit d'une très grave maladie, qui le conduisit à deux doigts de la mort. Feïga sa mère le prit alors dans ses bras, et courut sur la tombe du Baal Chem Tov. Elle se mit à pleurer à chaudes larmes, déversant sa peine, en faisant entendre ses gémissements.
Puis elle abandonna le nourrisson sur la pierre tombale et s'en alla. Quand elle revint, elle le trouva en parfaite santé :
il pleurait, pendant qu'il cherchait sa mère du regard. Par la suite, Feïga aperçut le Baal Chem Tov en rêve.
Il lui déclara : 'si tu étais venue me voir sans crier, je lui aurais donné une belle âme. Tes gémissements bruyants m'ont conduit à ne pas faire suffisamment attention à l'âme que je lui ai attribuée. En conséquence, ton fils porte celle d'un mort'. On admet généralement que Rabbi Israël était l'aîné. C'est pour cela qu'il portait le prénom d'Israël, tout comme le Becht.
Quant à Rabénou, il reçut le prénom de son grand-père, le saint Rabbi Nahman Horodenker, de mémoire bénie.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-539
Les élèves du Tsadik Rabbi Moshé Leib de Sassov lui demandèrent une fois la raison pour laquelle il avait perdu la vue dans sa vieillesse. Il leur répondit : 'pour chaque tâche entreprise dévolue à la préparation du Shabbat, mon épouse avait l'habitude de dire 'c'est en l'honneur du Shabbat', qu'il s'agisse du pétrissage de la pâte, de la confection d'autres aliments, ou d'autres nécessités liées au Shabbat. De chacune de ses paroles fut crée un ange, ce qui eut pour conséquence de saturer la maison en envoyés célestes, à un point tel qu'ils me rendirent aveugle'.
Quand on rapporta ce récit à Rabbi Nathan, il s'exclama : 'c'est la pure vérité ! C'est parfaitement exact !'
Source :
1-729
'La raison pour laquelle le service de D. que j'effectue dans ma vieillesse est correct, réside dans le fait que j'ai beaucoup pratiqué le dialogue intime avec D. dans ma jeunesse'. Paroles de Rabbi Nathan.