Hassidim et Mitnagdim possèdent des versions différentes de la prière 'véhou rahoum', récitée habituellement les lundis et jeudis. Rabbi Nathan disait que les deux versions étaient justes.
D'après une autre opinion, Rabbi Nathan a déclaré qu'il avait lui-même l'habitude de les réciter toutes deux, ajoutant que son coeur brisé ne trouvait pas de repos, en dépit de ces deux prières...
Source :
1-586
Au cours d'un déplacement à Lemberg, l'un des disciples du saint Rabbi Ouri de Strelisk vint baiser le pied de Rabbi Nathan, et en profita pour lui demander s'il était bien l'auteur du Likouté Téfilot. Les gens éprouvèrent une si grande affection pour lui qu'ils l'accompagnèrent en foule jusqu'aux abords extérieurs de la ville. En chemin, Rabbi Nathan leur parla de l'enseignement 'celui qui se réveille la nuit' (LM I,52). Ces paroles surent trouver une place dans leur coeur, à tel point que, bien des années après, lors du passage de Rabbi Nahman de Toulchin, ce dernier rencontra encore des gens qui accomplissaient les conseils mentionnés dans cette leçon.
Rabbi Nathan rencontra là-bas des hassidim attachés au Tsadik Rabbi Ouri de Strelisk, qui l'accueillirent avec tant d'amour et de considération, qu'il les couvrit d'éloges quelque temps après.
'Si nous avions la chance d'avoir chez nous en Russie de tels hassidim, nous pourrions nous asseoir à la même table, et partager nos différents points de vue, sans qu'il faille supporter la controverse' devait-il dire.
Source :
1-250
Rabénou voyageait une fois en compagnie de Rabbi Nathan, quand ils furent surpris par plusieurs chiens qui se mirent à aboyer dans leur direction.
Rabénou s'adressa à eux : 'je le sais très bien, je sais pertinemment qui vous êtes... !' La meute s'enfuit. Bien plus tard, après la disparition de Rabbi Nahman, Rabbi Nathan se retrouva à emprunter le même chemin. A nouveau, des chiens vinrent l'assaillir, comme la première fois. Rabbi Nathan leur lança : 'je suis déjà venu ici avec Rabénou. Il vous a dit qu'il connaissait votre identité. Vous vous êtes alors enfuis. Eh bien moi, je vous déclare que j'ignore qui vous êtes...' Et les chiens disparurent. (D'après les hassidé breslev, Rabbi Nathan avait voulu montrer à ses compagnons de route que la simple annulation de son ego devant un Tsadik a le même pouvoir qu'une action à réaliser en toute connaissance de cause, ce qui correspond au niveau qu'ont atteint les Tsadikim.
Rabbi Nathan s'annula devant Rabénou, bien qu'il fut au courant de la souffrance des âmes enfermées dans ces animaux).