ENSEIGNEMENT 30 - cours 111 La puissance de la parole
Likoutey Halakhot
cours 111 La puissance de la parole (partie 1)
05 juillet 2011 - 12h07
Mots-clés : BRESLEV , HASSIDOUT , TSADIKIMS
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Partie 1
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Extraits : Conversation avec les anges II
1-305
Selon le Becht, il suffit que le couteau de l'abatteur rituel soit sans aspérités, sans toutefois exiger qu'il soit en plus tranchant. Après son décès, le Maguid se conforma à l'opinion la plus stricte, c'est à dire celle qui imposait les deux conditions. Cette décision contraria l'auteur du Toldot Yaakov Yossef. Il quitta sa ville, Pollonoye, pour se rendre à Mézéritch, où se trouvait le Maguid. Il arriva à destination la veille de Shabbat.
Dès que le Maguid sortit à sa rencontre pour l'accueillir, l'auteur du Toldot lui demanda la raison pour laquelle il n'adoptait plus le point de vue de leur maître commun, en matière d'abattage rituel. Le Maguid lui répondit : 'à l'époque du Becht, une seule condition suffisait : celle d'avoir un couteau parfaitement lisse. De nos jours, il faut aussi tenir compte du tranchant'.
Quand son interlocuteur entendit cette réponse claire et précise, il n'ajouta pas le moindre mot. Il souhaitait reprendre la route immédiatement, pour être chez lui avant le Shabbat. Devinant ses intentions, le Maguid le pressa beaucoup de rester passer le Shabbat en sa compagnie, ce qu'il fit.
Le vendredi soir, l'auteur du Toldot dépêcha son serviteur, afin qu'il lui rapporte les faits et gestes du Maguid, à table. Il revint lui annoncer qu'il dispensait un enseignement, avec un enthousiasme enflammé. Il se leva aussitôt, et se rendit dans la pièce où il prenait son repas. Alors qu'il s'approchait de la maison d'étude, le Maguid s'interrompit. Le lendemain, lors du déjeuner, la même scène se répéta. Au cours du troisième repas, Rabbi Yaakov Yossef se rendit de lui-même dans la salle où se trouvait le Maguid, et supplia celui-ci de bien vouloir lui révéler un enseignement, mais il s'y refusa catégoriquement.
L'auteur du Toldot le quitta sur ces mots : 'c'est qu'un juif doit faire preuve d'une volonté à toute épreuve...' Le Maguid lui répliqua :
'si vous savez cela, alors je n'ai aucun enseignement à vous communiquer'.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-277
Un certain rav assista une fois à une leçon que Rabénou dispensa (LM I,67).
Cet homme faisait partie de ses opposants. Ses cheveux étaient arrangés d'une certaine façon (on évite de couper une telle chevelure).
Rabénou fit mention de ce détail dans sa leçon. Il faut savoir que ses enseignements font allusion à des situations ou des événements se déroulant dans le monde. Ils contiennent aussi des éléments relatifs à la vie de chaque disciple (cf Hayé Moharan §390).
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-259
Rabbi Aharon, le rav de Breslev, se rapprocha de Rabénou à l'époque où le maître habitait encore Medvedevka.
Auparavant, c'était un proche de Rabbi Aharon de Titayev zal, le petit-fils du Becht, le fils de Rabbi Hirch. Rabbi Aharon se rendait régulièrement à Medvedevka, car il allait voir sa tante fortunée, qui lui faisait des dons généreux. Elle soutenait aussi Rabénou. Rabbi Nahman lui envoya un émissaire, pour lui demander quelque chose. Quand son neveu lui rendrait visite, qu'elle lui ordonne de venir le voir. En plein hiver, Rabbi Aharon arriva chez sa tante. A peine avait-il franchi le seuil de l'entrée qu'elle lui lança : 'va chez Rabénou !' A la manière d'un homme qui cherche quelque prétexte, Rabbi Aharon lui répondit qu'il souhaitait rester chez elle, ne serait-ce que quelques minutes, avant de reprendre la route. Ils en étaient encore à discuter, pour un départ immédiat ou différé, quand un émissaire de Rabénou fit irruption dans la maisonnée. Il apprit à Rabbi Aharon que le Tsadik souhaitait s'entretenir avec lui. Le rav de Breslev n'eut plus d'autre alternative. Il suivit l'homme et affronta le froid glacial qui sévissait à l'extérieur. Quand il parvint à destination, il souffla sur ses doigts, et frotta ses mains l'une contre l'autre, afin de les réchauffer, car son départ s'était fait dans la précipitation. Rabénou lui déclara :
'c'est moi qui vais te réchauffer !'
A partir de ce moment, Rabbi Aharon devint un proche du Tsadik.