ENSEIGNEMENT 30 - cours 136 ATTENTION A LA FERMENTATION
Likoutey Halakhot
cours 136 ATTENTION A LA FERMENTATION (partie 1)
10 août 2011 - 12h13
Mots-clés : COMMENT SE RENFORCER
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Partie 1
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Extraits : Conversation avec les anges II
1-171
A l'époque où Rabénou passa la fête de Chavouot à Zaslov, comme mentionné dans Yémé Moharnat , Rabbi Naftali et Rabbi Nathan restèrent réveillés trois nuits d'affilée, les deux nuits de la fête ainsi que la nuit suivante, durant laquelle ses disciples prenaient congé de lui. Rabénou avait quitté la pièce un court instant. Quand il revint, il les trouva gisant sur le sol. Harassés de fatigue, ils s'étaient endormis.
Lorsqu'il les vit dans cet état, il les réprimanda : « pourquoi passez-vous votre vie à dormir ' » Ils se réveillèrent aussitôt et se levèrent promptement.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-126
A l'époque où Rabénou résidait dans la maison de Nahman Nathan, on lui raconta une anecdote le concernant.
Cet homme devait entreprendre un voyage pour affaires.
Avant son départ, il se vanta d'être à même de ramener à son retour une si grande richesse qu'il pourrait faire un pont tout en pièces d'or, depuis sa demeure jusqu'à la rue' grâce à son éclatante réussite.
Alors que Rabbi Tovia venait de se présenter devant Rabénou, ce dernier prit la parole et affirma : « deux choses ne peuvent cohabiter : l'homme et la richesse. Soit on retire la richesse à l'homme, soit on retire l'homme à la richesse' » ainsi qu'il est mentionné dans Sihot haRan, §51.
Rabénou poursuivit en demandant à Rabbi Tovia : « dis-moi quelle est la meilleure des situations : est-ce lorsque l'homme perd sa fortune, ou bien est-ce quand on lui retire la vie, et qu'il abandonne de ce fait tous ses biens ' »
Rabbi Tovia lui répondit : « il est évident qu'il vaut mieux pour l'homme perdre sa richesse, pourvu qu'il reste en vie ! »
Rabénou resta silencieux. Rabbi Tovia s'en retourna chez lui, et rencontra en route des compagnons qui habitaient la même ville que lui.
Il leur demanda s'ils avaient de bonnes nouvelles à lui donner, mais à son grand étonnement, ils n'ouvrirent pas la bouche. « Pourquoi ne me répondez vous pas ' » s'enquit Rabbi Tovia. Ils finirent par lui apprendre que sa maison avait été la proie des flammes, et que tous ses biens étaient partis en fumée' C'est la raison pour laquelle ils avaient préféré se taire quand il les avait questionnés.
A l'annonce de cette nouvelle, Rabbi Tovia saisit immédiatement :
« j'ai moi-même dit à Rabénou qu'il valait mieux pour l'homme perdre sa richesse' »
Par la suite, des hommes arrivèrent à Ouman et racontèrent qu'ils avaient rencontré Nahman Nathan au cours de son voyage de retour. Il était tombé gravement malade, ayant contracté la peste noire, une infection contagieuse et mortelle. Ses compagnons de route ne pouvant pas attendre son rétablissement, au risque d'être contaminés à leur tour, ils avaient décidé de l'enterrer sur place, alors qu'il vivait encore'
Pour limiter les risques de contamination, ils avaient utilisé de longues perches pour le pousser jusque dans la fosse.
La seconde partie de l'enseignement de Rabénou s'accomplit sur Nahman Nathan : « on retire l'homme à la richesse ».
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-784
L'illustre Rabbi David Tsvi était le beau-père de Rabbi Nathan. C'était un Tsadik de grande renommée, qui occupait la fonction de président du tribunal rabbinique de plusieurs communautés, dont Charigrad, Kréminitz et Molhov. Il était respecté des hassidim qui suivaient la voie tracée par le Baal Chem Tov. A Molhov, on avait l'habitude de lui accorder l'insigne honneur d'être le parrain des nouveaux-nés, lors de circoncisions. A la naissance d'un garçon, l'un des habitants de la ville convia Rabbi Baroukh de Medziboz, alors de passage, à devenir le parrain du nourrisson lors de la cérémonie, à la place de Rabbi David Tsvi qui avait dû s'absenter. Cependant, celui-ci fut obligé de revenir sur le champ à Molhov, pour toute une série de raisons. Le père de l'enfant ne savait que faire. Il alla consulter les juges locaux qui rendirent leur décision :
Rabbi David Tsvi était le rav officiel de Molhov, en terminologie talmudique 'le maître des lieux'. Le respect dû à son honneur prenait le pas sur celui à accorder à Rabbi Baroukh, et bien que le père de l'enfant ait déjà décidé d'honorer celui-ci. Ainsi fut fait.
Au moment où Rabbi David Tsvi se rendait à la cérémonie de la circoncision, il passa devant le lieu de résidence de Rabbi Baroukh zatsal.
Lorsque celui-ci l'aperçut, il s'écria :
'que puis-je faire ' Eliyahou hanavi, de mémoire bénie, danse devant lui, à chacun de ses pas', tant Rabbi David Tsvi était grand en sainteté et en piété.