Dans la maison d'étude du beau-père de Rabbi Nathan, Rabbi David Tsvi, on avait l'habitude de suivre les directives de ce dernier, quand il s'agissait de désigner un ministre officiant. Il choisit une fois son gendre, le beau-frère de Rabbi Nathan, pour diriger l'office. Ce dernier fut contraint de s'aliter peu de temps après. Lorsque Rabbi David Tsvi alla lui rendre visite, son gendre lui confia : 'je redoute que la maladie dont je souffre soit due aux pensées étrangères et au sentiment d'orgueil que j'ai éprouvé quand j'ai prié devant le pupitre'. Rabbi David Tsvi lui répondit : 'la récompense de la prière, c'est le paradis. Mais la punition de l'orgueil, c'est l'enfer. Toutefois, nous aurons quand même réalisé une mitsva !'
Source :
1-57
Concernant l'habitude de boire du thé avant la prière afin d'être plus concentré, le Baal Chem Tov, que son souvenir soit béni, disait qu'il vaut mieux « faire bouger et remuer » sa prière plutôt que de remuer son thé avant de la faire (à l'instar du sucre que l'on fait fondre en le remuant dans une tasse de thé).
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-524
Rabbi Itshak le fils de Rabbi Nathan eut l'occasion d'écrire une lettre à son père, dans laquelle il lui raconta un miracle qui s'était produit dans la ville de Toulchin. Il y avait là-bas un homme simple, du nom de Rabbi Nétanel. Toutes les bénédictions qu'il donnait se réalisaient de façon extraordinaire. Rabbi Itshak demanda à son père ce qu'il en pensait. Rabbi Nathan lui répondit qu'il voulait en savoir davantage : comment ce Rabbi Nétanel se comportait-il dans la vie de tous les jours ' Après lui avoir fourni des précisions supplémentaires, Rabbi Nathan expliqua à son fils que même si les actions décrites par Rabbi Itshak étaient honorables, elles n'étaient pas suffisantes pour justifier la portée des bénédictions qu'il attribuait. Le fils de Rabbi Nathan devait aller plus loin dans ses investigations, en tâchant de déceler chez Rabbi Nétanel une conduite particulière. Finalement, Rabbi Itshak remarqua que cet homme simple veillait scrupuleusement à se lever au milieu de la nuit, et à accomplir le Tikoun hatsot.
Rabbi Nathan répondit à son fils :
'ne cherche plus ! C'est bien cette pratique qui confère une force spéciale aux bénédictions qu'il prodigue'.