On raconte que l'ami d'enfance de Rabénou vint une fois lui rendre visite. Il avait étudié avec lui dans sa jeunesse. Avant de pénétrer dans la pièce où le Tsadik se trouvait, il eut une idée : au moment où Rabénou allait lui serrer la main, il tiendrait la sienne de toutes ses forces, en lui faisant comprendre par ce geste, qu'il partageait des souvenirs en commun. Ils avaient étudié ensemble au 'heder, il le connaissait depuis si longtemps ! Quand cette personne franchit le seuil, elle vit Rabénou, debout, son visage dirigé vers le mur. Il s'adressa à lui avec délicatesse, et sans même lui jeter un regard : « prends ma main, mais sans la serrer ! » Le visiteur blêmit, saisi d'effroi devant son ancien ami.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-287
Le récit du rêve, mentionné dans Hayé Moharan §91, fut raconté à Rabbi Chimon. Rabbi Nahman s'était alors enfermé dans sa chambre, et ne fit aucune apparition publique, pour dispenser un enseignement à ses disciples, comme il en avait l'habitude.
Rabbi Chimon entra dans la pièce et vit la détresse dans laquelle était plongé son maître. Il versa d'abondantes larmes et c'est alors que Rabénou lui raconta son rêve.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-215
Les disciples de Rabénou ont remarqué que le maître arrangeait un peu ses péot avant de partir en route.