Alors que Rabbi Nathan se tenait debout avec son talith sur l'épaule, et s'apprêtait à s'en revêtir au cours de la prière du matin, l'un des hassidé breslev lui raconta une anecdote, mettant en scène le Tsadik Rabbi Yéva d'Ostra, un élève de l'auteur du Toldot Yaakov Yossef. Rabbi Yéva était parti collecter de l'argent pour la charité. En cours de route, il entra dans la demeure d'une personne fortunée, afin de solliciter sa participation. Le riche refusa catégoriquement de verser quoi que ce soit. Rabbi Yéva partit et accomplit une bonne action. Puis il décida de retenter sa chance, et retourna donc chez le riche, pour le même motif. Cette fois-ci, ce dernier accepta de lui donner la charité. Rabbi Yéva expliqua la raison de ce changement d'attitude. En ayant réalisé une mitsva entre temps, son visage avait changé d'aspect. Le riche pouvait maintenant accomplir sa demande.
Rabbi Nathan fut très impressionné par cette histoire. Il s'empressa de s'envelopper dans son talith, animé d'une ferveur soutenue, puis découvrit son visage et s'adressa à ceux qui étaient près de lui : 'n'ai-je pas maintenant un nouveau visage ''
Source :
1-288
La discussion rapportée dans Hayé Moharan §220, qui traite de l'importance d'être aux côtés du Rabbi à Rosh Hashana, avait été motivée par l'absence de Rabbi Lipa, lors de la fête.
Bien qu'il ait eu de bonnes raisons de ne pas venir, comme le faisaient remarquer des hassidé breslev (il devait voyager en compagnie d'autres commerçants, à destination de la ville d'Adès, afin de fournir l'Ukraine en cédrats, ce qui constitue un commandement relatif à l'ensemble de la communauté, donc normalement prioritaire), Rabénou déclara que rien n'était plus grand que son Rosh Hashana. Le travail dans lequel était engagé Rabbi Lipa pouvait très bien être exécuté par d'autres personnes.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-98
Quand Rabbi Nahman se rendit à Lemberg, pour raison de santé, il lui arriva une fois de ne plus pouvoir se tourner d'un côté comme de l'autre, tant il souffrait de la tuberculose, ainsi qu'il est rapporté dans Hayé Moharan. Ses douleurs se prolongèrent trois jours durant.
Quand il raconta ce fait, Rabénou confia :
« Et malgré tout, ce n'est que vers D. que mes cris s'élevaient ! »