Le saint Rabbi de Berditchev avait annoncé que l'année 1810 serait celle de la délivrance, en se basant sur l'expression mentionnée dans la Amida : 'fais retentir le grand Shofar pour annoncer notre liberté'. Les mots 'fais retentir' ont une valeur numérique semblable à celle de l'année en question. Quand on rapporta ces paroles à Rabénou, celui-ci se contenta de dire : '1888 est aussi possible !'
En d'autres termes, l'année 1888 peut également être connectée à la délivrance, preuve en est du verset :
'tu te lèveras et tu prendras Sion en pitié' (Ps 102,14), dans lequel l'expression 'tu prendras en pitié' a la même valeur numérique que l'année 1888. Dans Hayé Moharan §527, il est rapporté que Rabénou a déclaré :
'à chaque fois que l'on annonce ou dévoile une date pour la fin de l'exil, le Mashiah ne viendra sûrement pas à ce moment-là, car 'le fils de David viendra par surprise' (Sanh.97,b).
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-269
Dans la ville d'Ostra, où habitait le Maharcha, les non-juifs opprimaient beaucoup les juifs. Quand les membres de la communauté devaient enterrer l'un des leurs, le chemin menant au cimetière passait devant leur église.
Au moment où le convoi funéraire arrivait à hauteur du bâtiment, les non-juifs sortaient de leur lieu de culte et caillassaient les juifs. Il arriva à plusieurs reprises que les porteurs abandonnent le corps, au grand déshonneur du défunt, devant la pluie de projectiles dont ils étaient assaillis.
Avant sa mort, le Maharcha ordonna à plusieurs hommes robustes d'effectuer la chose suivante. Avant d'emprunter la voie qui longe l'église, ils poseront sur son cercueil un exemplaire de son livre de commentaires sur le Talmud.
Les porteurs devront s'armer de vigueur, et resteront immobiles.
Après que le Tsadik ait quitté ce monde, le convoi mortuaire emprunta le chemin habituel. A hauteur de l'église, les membres de la communauté juive commencèrent à essuyer des jets de pierre de la part de non-juifs qui les poursuivirent avec acharnement, d'autant qu'il s'agissait de l'enterrement de leur rav. Les porteurs du cercueil ne bronchèrent pas et ne quittèrent nullement les lieux.
Soudain, le Maharcha se redressa, et se mit à feuilleter quelques pages de son ouvrage. Devant ce spectacle, les non-juifs s'enfuirent, terrorisés, et se réfugièrent dans leur lieu de culte.
Au fur et à mesure que le Maharcha tournait les pages, l'église, avec tous ses occupants, se mit à s'enfoncer lentement dans la terre, jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement.
Quand le bâtiment fut hors de vue, le Tsadik s'étendit à nouveau dans le cercueil. L'église ne laissa aucune trace visible, en surface. Par la suite, les non-juifs établirent une barrière, tout autour du site, en défendant à quiconque d'emprunter ce chemin.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-111
A l'occasion de Rosh Hashana, Rabénou remarqua une fois un de ses disciples qui préparait un peu de miel avant l'ablution des mains précédant la consommation de pain. Il s'exclama alors :
« comme les enfants ! Du pain avec du miel ! » insinuant par là que ce disciple agissait à la manière des enfants qui mettent de côté un peu de pain avec du miel, de peur qu'il ne leur reste rien par la suite.