C'est en 1835 qu'éclata le grand conflit dirigé contre les hassidé breslev. Rabbi Youdel alla se prosterner sur la tombe de Rabénou, accompagné de neuf autres personnes. Ils jetèrent l'anathème sur les opposants de Rabbi Nathan qui lui rendaient la vie amère, de façon difficilement supportable, et ce, afin de le préserver. Une fois qu'il eut quitté le lieu où repose le Tsadik, Rabbi Youdel cita un enseignement rapporté dans la Guémara (Sota 20,a) :
'certains mérites peuvent valoir un an de sursis, d'autres deux ou même trois'. Mais pas plus de trois ans !
Effectivement, l'opposition perdura jusqu'en 1838. Cette année-là, le principal adversaire du mouvement hassidique disparut, ainsi que Rabbi Youdel. Quand Rabbi Nathan apprit par la suite ce que celui-ci avait entrepris, il déclara que telle n'était pas la façon d'agir de Rabénou.
Source :
1-640
Les hassidé breslev avaient volontairement laissé un périmètre vide, tout autour de la tombe de Rabbi Nathan, afin de bénéficier d'un espace plus large pour s'y recueillir. Cependant, on enterra dans cet espace Rabbi David Tsvi, le fils de Rabbi Chakhneh, lui-même fils de Rabbi Nathan. Il était le père de Rabbi Nahman de Némirov. En 1813, un rav de Breslev décéda. Il faisait partie des opposants à la hassidout breslev. Toutefois, les habitants de la ville souhaitant l'inhumer près d'une personnalité d'envergure, ils optèrent pour un emplacement, à proximité immédiate de la tombe de Rabbi Nathan, dans cet espace vide en question. Alors que le convoi mortuaire se dirigeait vers le cimetière, un hassid breslev qui habitait la ville, Rabbi Naftali, protesta vigoureusement contre une telle décision. Il s'étendit de tout son long à l'intérieur de la tombe fraîchement creusée, et apostropha l'assistance : 'si votre intention est d'enterrer ce rav à cet emplacement, mettez-le sur moi !' Les gens n'eurent pas le courage de lui répondre, car il faisait montre d'une réelle détermination. Les membres de la hevra kadisha n'eurent d'autre choix que de trouver une autre place...
Entre temps, Rabbi David Tsvi décéda et fut inhumé près de son grand-père Rabbi Nathan.
Source :
1-172
Rabénou recommanda fermement à ses disciples de toujours s'efforcer de prier le plus tôt possible, comme rapporté dans le livre des conversations de Rabbi Nahman (Sihot haRaN). Il ajouta que dans le cas où un décret de mort devait être exécuté le jour même à l'encontre d'une personne, la prière lui servirait alors de défenseur.