Quand Rabbi Nahman se rendit à Lemberg, pour raison de santé, il lui arriva une fois de ne plus pouvoir se tourner d'un côté comme de l'autre, tant il souffrait de la tuberculose, ainsi qu'il est rapporté dans Hayé Moharan. Ses douleurs se prolongèrent trois jours durant.
Quand il raconta ce fait, Rabénou confia :
« Et malgré tout, ce n'est que vers D. que mes cris s'élevaient ! »
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-785
Rabbi Nathan souligna un jour l'importance primordiale accordée au renforcement. En d'autres termes, chaque individu doit aspirer de toutes ses forces au bien véritable, quelles que soient les actions qu'il ait pu commettre. Il rapporta aussi cette phrase célèbre de Rabénou, à savoir que le désespoir n'existe pas. Après le cours dispensé, un auditeur vint le voir, avec en tête une question bien précise.
Avant de la lui poser, il lui fit le récit suivant. Il avait habité Vilna dans le passé. La grande synagogue de la ville comptait en son sein de nombreux Sifré Torah, ornés de somptueuses couronnes d'or, et incrustés de pierres précieuses valant une fortune. Les administrateurs de la synagogue surveillaient le lieu avec le plus grand soin, et avaient nommé des gardiens chargés de veiller sur toutes ses richesses. Durant la nuit de Kipour, la garde se relâcha. Il était en effet inconcevable qu'un juif se permette de piller ces ornements d'argent et d'or, qui recouvraient les Sifré Torah, en ce jour redoutable, qui inspirait une si grande crainte !
Plusieurs voleurs avaient pourtant pressenti une baisse de vigilance. Ils en profitèrent pour dérober ces objets sacrés cette même nuit. Lorsque les fidèles se rendirent à la synagogue, le lendemain, et se rendirent compte de cette profanation, ils tremblèrent de tous leurs membres. Etait-il concevable qu'un juif ait la hardiesse de venir s'emparer des pierres précieuses qui servaient de décoration aux Sifré Torah, qui plus est la nuit de Kipour '
Ils supposèrent d'emblée qu'ils avaient à faire à un voleur juif... Les rabbins de la ville se réunirent, puis rendirent leur jugement : ils déclarèrent un terrible anathème contre les voleurs. Cette condamnation très sévère qui se prolongeait aussi dans l'au-delà, selon le décret des rabbins, visa aussi tous ceux qui connaissaient l'identité des transgresseurs, et qui la garderaient secrète. L'homme qui s'entretenait avec Rabbi Nathan, poursuivit : 'je n'ai pas participé au vol, mais je savais qui étaient les coupables... Toute cette histoire s'est passée depuis bien longtemps maintenant, mais, les années filant, le désespoir a fini par s'emparer de moi... Vos paroles enflammées, que vous venez de prononcer sur le thème du renforcement, m'encouragent à vous demander conseil, afin de rectifier ce silence coupable, qui m'a fait perdre la paix'. On ignore le type de recommandation que cet homme reçut de la part de Rabbi Nathan. Le maître lui définit une ligne de conduite à suivre, pour faire téchouva.
Source :
1-794
Du temps de Rabbi Nathan, les hassidé breslev se rassemblaient autour de lui durant Shabbat Hanoucah, à Ouman, mais cet usage cessa à sa disparition.
Quelques-uns firent encore le déplacement à cette période de l'année.