« Je ne peux pas supporter plus longtemps vos jours de fête ! » se plaignit un jour Rabénou. Il s'agissait de la coutume qu'avaient adopté ses disciples de faire en toute occasion des réunions amicales.
Ils décidèrent donc d'y mettre fin. Même le repas qui clôt la journée
shabbatique ( mélavé malka- raccompagnement de la reine Shabbat) n'était pas pris en commun. Quant au repas spécial consommé à Rosh Hodesh, les disciples de Rabbi Nahman avait l'habitude de le prendre au cours de la journée, et en toute simplicité.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-576
Rabbi Nahman de Toulchin a fait le récit suivant. Il voyageait une fois en compagnie de Rabbi Nathan, durant l'hiver. Ils parvinrent à une auberge pour y passer la nuit, mais Rabbi Nahman dut faire de gros efforts pour trouver un endroit confortable pour Rabbi Nathan, car le froid s'engouffrait à travers les carreaux cassés des fenêtres. Rabbi Nahman prit la chose à coeur, car il souhaitait vivement que son maître poursuive son service divin nocturne, comme à son habitude, en se levant à hatsot, et en étudiant la Torah.
En dépit de tous ses efforts, il ne parvint pas à trouver d'endroit convenable. Pourtant, ceci n'empêcha pas Rabbi Nathan de se livrer à ses dévotions habituelles : sous les yeux de son disciple, qui venait à peine de se réveiller, Rabbi Nathan abordait déjà avec assiduité l'étude de la section Yoré déa du Shoulkhan Aroukh, ayant déjà fini de réciter le Tikoun hatsot.
Source :
1-787
La première épouse de Rabbi Nathan, Youta Batia, quitta ce monde durant le mois de Eloul 5587 (septembre 1827).
Au mois de Heshvan 5588 (novembre 1827), il se remaria avec Dichel. Au mois de Eloul de la même année, il leur naquit un fils, du nom de Nahman.