Rabbi Nathan avait des disciples qui n'avaient même pas le temps de venir le voir, tant ils se dévouaient dans le service divin. C'est le maître qui, de lui-même, partait à leur rencontre, n'hésitant pas à faire de longs déplacements, afin de les réconforter et de les encourager.
Source :
1-222
Comme on le sait, Rabénou souhaitait que Rabbi Haïkel renonçât à toutes ses affaires, pour se consacrer exclusivement à la hazanout.
Le poste de chantre lui permettrait de gagner sa vie, sans compter les aides supplémentaires dont il pourrait bénéficier. Lorsque Rabénou lui fit part de ses intentions, il ajouta : 'si tu pars avec moi pour Breslev, tu apparaîtras comme une personnalité unique et originale dans ta discipline, tout comme je le suis dans mon domaine'.
Le don de composer des mélodies lui avait été octroyé par Rabénou, qui avait oeuvré en sa faveur, à la source céleste d'où proviennent ces différents airs.
Contre toute attente, Rabbi Haïkel décline l'offre de Rabénou.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-159
Lorsque Rabénou aborda le sujet de la prière, où comment mobiliser toutes ses forces dans ce service divin, plusieurs personnes étaient présentes, parmi lesquelles Rabbi Guershon le petit fils du Maguid de Térovitsa, l'élève de Rabénou. Rabbi Guershon se disait en lui-même :
« que puis-je faire de plus ' Prier avec plus de force ' Je m'efforce déjà de le faire ' » Il consacrait près de six heures à la prière qu'il prolongeait énormément. Pendant qu'il était plongé dans de telles réflexions, Rabénou poursuivit : « et ne pas prier en pensant que l'on sait prier ».
Lorsque Rabbi Nahman eut fini, alors qu'il s'apprêtait à pénétrer dans la salle de la maison d'étude afin d'y faire la prière de l'après-midi, il décida d'honorer Rabbi Guershon en le laissant entrer avant lui. Il lui conféra une place de choix à ses côtés. Rabbi Guershon raconta par la suite qu'il ressentit une vitalité et un attachement tels dans la prière qu'il comprit alors qu'il n'avait pas même commencé à prier comme il convient.