Rabbi Nathan avait coutume de se rendre une fois par an à Krimentchouk, pour y célébrer le Shabbat, après avoir passé le précédent à Tchérin. Rabbi Efraïm le fils de Rabbi Naftali, habitait Krimentchouk. Il ne se contentait pas de la visite de Rabbi Nathan dans sa propre ville le Shabbat suivant, mais il allait aussi rejoindre le maître à Tchérin.
Quand Rabbi Nathan arriva une fois dans cette ville, alors que Rabbi Efraïm n'était pas encore venu, le disciple de Rabénou fit cette remarque : 'si Rabbi Efraïm avait été parmi nous, nous aurions eu un Shabbat exceptionnel'.
Ce dernier atteignit la ville juste avant l'entrée de Shabbat. Rabbi Efraïm raconta plus tard la formidable dévotion qui l'anima en ce jour saint.
'Le vendredi soir, j'avais encore la force de supporter cet enthousiasme et cette ferveur qui régnaient en ces lieux, mais le samedi matin, je me mis à pleurer, de façon inexplicable, à tel point que la table où j'étais assis en devint toute humide'.
Source :
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Plusieurs personnes proches de Rabénou vinrent une fois lui rendre visite, en se plaignant des mauvais traitements que le rav de leur ville, près de Medvedevka, leur faisait subir. Ils ne voulaient plus revenir chez eux ! Rabénou garda le silence. Toutefois, lorsqu'ils vinrent le voir une seconde fois et lui affirmèrent qu'en aucune manière ils ne se sentaient le courage de rentrer en raison des nombreuses souffrances que ce rav leur affligeait, Rabénou prit la parole et dit : « retournez chez vous et dites au rav que je lui ordonne de faire cesser ses calomnies et de mettre fin aux actes de provocation. S'il refuse, il mourra. Je prévois qu'il ne vous écoutera pas - il mourra donc. Par conséquent, je te somme, puisque tu es chef de communauté, (l'un de ceux qui étaient venus voir Rabénou occupait effectivement cette fonction) de prévenir les membres de la hevra kadisha qui devront veiller à ce qu'il soit enterré dans le « Park » -c'est-à-dire en dehors du cimetière, à l'endroit où sont inhumés les fauteurs ». Les disciples de Rabénou retournèrent donc chez eux et rapportèrent au rav ses paroles, mais dans son orgueil, il continua à les harceler et il mourut, comme l'avait annoncé Rabénou. Lorsque les villageois voulurent l'enterrer, ils se rendirent chez le chef de la communauté, afin d'obtenir son consentement, comme il était coutume de le faire alors. Le notable somma de l'enterrer à l'extérieur du cimetière, selon l'ordre qu'il avait reçu de Rabénou. Cette décision provoqua un immense scandale, certains étant même prêts à porter atteinte à sa vie. La foule se rendit alors chez le gouverneur de la ville, afin d'en débattre avec lui. Cependant, voici la réponse qu'ils reçurent de sa part : « vous avez vous-même choisi votre chef de communauté. Une fois élu, vous devez strictement obéir à chacune de ses recommandations ». Lorsque les enfants du défunt se rendirent pleinement compte de la situation, ils s'en allèrent voir leur président et se jetèrent à ses pieds, dans les larmes et les implorations, le suppliant d'avoir pitié d'eux, afin de ne pas attenter à l'honneur de leur père. Qu'il leur accorde l'autorisation de l'inhumer à l'intérieur du cimetière, comme n'importe quel juif respectable ! Le chef de communauté, pris de compassion, céda finalement à leurs plaintes. Par la suite, il se rendit chez Rabénou mais celui-ci se déroba à sa vue, car il n'avait pas suivi ses directives, en se montrant incapable de résister à leurs implorations, car il ne se sentait pas la force de faire montre d'autant de cruauté. Rabénou lui dit : « tu fais preuve de pitié - et moi pas ' Des personnes décédées depuis des centaines d'années sont venues se plaindre auprès de moi. Elles n'avaient encore jamais vu un être aussi abject que ce rav ». Rabénou lui en tint rigueur et il perdit dès lors la raison.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
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Rabénou déclara une fois : 'le Saint béni-soit-Il fournit la subsistance, et les gens sont nourris gratuitement. S'ils doivent travailler, c'est uniquement en raison de leurs fautes'.