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Extraits : Conversation avec les anges II
1-225
Rabbi Yehiel Tsvi, le frère de Rabénou, portait le même prénom que son grand-père maternel. Ce dernier était le mari d'Odèle, la fille du Baal Chem Tov, et on le surnommait 'Deutchel'-l'Allemand- car il était originaire de ce pays. Rabbi Nahman avait un autre frère, Rabbi Israël. Son visage exprimait la pâleur d'un mort, à tel point qu'on le surnommait Rabbi Israël 'le mort'.
Quand celui-ci était encore un tout jeune enfant, il souffrit d'une très grave maladie, qui le conduisit à deux doigts de la mort. Feïga sa mère le prit alors dans ses bras, et courut sur la tombe du Baal Chem Tov. Elle se mit à pleurer à chaudes larmes, déversant sa peine, en faisant entendre ses gémissements.
Puis elle abandonna le nourrisson sur la pierre tombale et s'en alla. Quand elle revint, elle le trouva en parfaite santé :
il pleurait, pendant qu'il cherchait sa mère du regard. Par la suite, Feïga aperçut le Baal Chem Tov en rêve.
Il lui déclara : 'si tu étais venue me voir sans crier, je lui aurais donné une belle âme. Tes gémissements bruyants m'ont conduit à ne pas faire suffisamment attention à l'âme que je lui ai attribuée. En conséquence, ton fils porte celle d'un mort'. On admet généralement que Rabbi Israël était l'aîné. C'est pour cela qu'il portait le prénom d'Israël, tout comme le Becht.
Quant à Rabénou, il reçut le prénom de son grand-père, le saint Rabbi Nahman Horodenker, de mémoire bénie.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-605
Lorsque les hassidé breslev allaient passer la fête de Chavouot en compagnie de Rabbi Nathan, ils tâchaient de venir la veille, afin de ne pas manquer le dernier compte de l'omer. Un réveil spirituel conséquent, et une crainte des plus palpables s'étendaient à la ville toute entière, animée par les retentissements des prières des fidèles qui accompagnaient la clôture de cette mitsva. La sainteté imposante du jour de fête qui approchait se faisait sentir. Les commerçants fermaient leurs échoppes à l'approche du soir, afin d'avoir le temps de se préparer en l'honneur de ce grand jour.
Source :
1-138
Rabénou voyagea une fois en compagnie de Rabbi Yitshak Leib de Téplik, le père de Rabbi Nahman, (que l'on appelait communément Rabbi Nahman le fils de Rabbi Yitshak Leib).
Rabbi Yitshak Leib passait pour être un très grand faiseur de miracles.
En cours de route, Rabénou émit vivement le souhait de se tremper dans un bain rituel. Quand il entendit cela, son compagnon de route lui dit : « si le rav me l'y autorise, je lui ferai un bain rituel ». Dès que Rabénou lui eut donné son accord, Rabbi Ytshak Leib traça un cercle sur le sol, avec l'aide de son bâton, ce qui lui permit de délimiter un espace qui devint un bain rituel. Rabénou vint pour s'y tremper. Mais lorsque son auteur voulut à son tour s'immerger, Rabénou lui dit :
« toi, non ! »