Lorsque Rabénou revint de Lemberg après avoir contracté la maladie qui devait l'emporter, il prit l'habitude de marcher en dehors de la ville aux abords de forêts, afin d'y respirer un air plus sain.
Un jour, alors que Rabbi Nathan, Avraham Payès et Moshé Henkès l'accompagnaient, ils arrivèrent dans la forêt et, aussitôt descendus de la carriole, Rabénou s'en alla avec Rabbi Nathan et lui dévoila la leçon «aujourd'hui je t'ai enfanté» (Likouté Moharan, II,61).
Affaibli par la maladie, Rabénou faisait de petits pas, ne pouvant pas avancer plus rapidement. Avraham Payès et Moshé Henkès faisaient par contre de grandes enjambées. Rabbi Nahman se tourna vers Rabbi Nathan et lui dit : « tires-en une leçon : ils peuvent parcourir en un court instant ce que nous aurions nous-même parcouru en plusieurs heures ».
Le sujet concernant la relativité du temps, qui figure dans l'enseignement précité, s'applique aussi à l'espace.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-98
Quand Rabbi Nahman se rendit à Lemberg, pour raison de santé, il lui arriva une fois de ne plus pouvoir se tourner d'un côté comme de l'autre, tant il souffrait de la tuberculose, ainsi qu'il est rapporté dans Hayé Moharan. Ses douleurs se prolongèrent trois jours durant.
Quand il raconta ce fait, Rabénou confia :
« Et malgré tout, ce n'est que vers D. que mes cris s'élevaient ! »
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-287
Le récit du rêve, mentionné dans Hayé Moharan §91, fut raconté à Rabbi Chimon. Rabbi Nahman s'était alors enfermé dans sa chambre, et ne fit aucune apparition publique, pour dispenser un enseignement à ses disciples, comme il en avait l'habitude.
Rabbi Chimon entra dans la pièce et vit la détresse dans laquelle était plongé son maître. Il versa d'abondantes larmes et c'est alors que Rabénou lui raconta son rêve.