A l'époque où le rav de Berditchev entreprit son périple dans différentes villes, comme il est rapporté dans le livre Hayé Moharan § 270,
Rabénou ordonna à Rabbi Nathan de l'accompagner dans ses déplacements et de le servir en route. Il ajouta :
« des gens enfoncés dans la matérialité devraient-ils servir un tel homme '!
Pars, c'est à toi de le servir ! » Rabbi Nathan s'exécuta.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-273
Rabénou raconta une fois une histoire qui illustre la folie inhérente à ce monde-ci. Les gens travaillent et s'efforcent de gagner leur subsistance. Ils pensent à tort qu'ils sont en vie grâce aux efforts qu'ils fournissent constamment. En réalité, ils reçoivent ce dont ils ont besoin de la seule main généreuse du Créateur.
Deux riches habitaient une même maison. L'un était très avare, alors que l'autre passait le plus clair de son temps à recevoir des invités, distribuant largement son argent aux plus démunis.
Une fois, un pauvre se présenta devant l'avare. Il lui demanda de bien vouloir lui remettre quelque aliment, afin d'apaiser sa faim. Le riche lui répondit : 'il me reste des os qu'il faut casser en morceaux plus petits. Travaille d'abord pour moi puis je te donnerai de quoi manger, en guise de salaire'. N'ayant pas le choix, le pauvre consentit à exécuter ce travail laborieux. Quand il eut fini, le riche le somma de s'adresser à son voisin généreux, qui lui donnera ce qu'il recherche. Le pauvre se rendit naïvement chez l'autre riche, car il pensait que son 'employeur' le paierait en nature. A son entrée, il fut accueilli avec de grands honneurs par l'homme charitable, qui lui assura le couvert, comme à son habitude. Au cours du repas, le riche entendit le pauvre soupirer : ' j'ai travaillé dur aujourd'hui...' Il le questionna et l'hôte lui raconta toute l'histoire : il avait travaillé chez son voisin fortuné. Celui-ci l'avait envoyé ici pour s'y nourrir, en guise de salaire... Le maître de maison lui répondit : 'mon cher frère, tu as travaillé gratuitement, eh bien maintenant, mange aussi gratuitement !'
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-327
La controverse qui fit rage contre Rabénou était dénuée de toute logique, sans aucune raison apparente ou argument convaincant, de la part de ses détracteurs.