SPéCIAL CONFéRENCE
Likoutey Halakhot
Cours 012 Loin de nous (Gd publique) (partie 3) Note sur sur fichier :

Durée :25 mn
30 décembre 2007
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Extraits : Conversation avec les anges II

1-561
L'un des élèves de Rabénou, Rabbi Shlomo Reouven Zlatès, habitait Breslev. On l'avait surnommé Zlatess, en référence au prénom de sa mère, Zlaté. Il servait D. avec éclat et avait atteint un haut niveau spirituel. Cependant, il était affublé d'un défaut majeur : celui de multiplier les moqueries, quand l'occasion s'y prêtait. Rabbi Nahman de Toulchin lui était très attaché. Il allait lui rendre visite très souvent, afin de bénéficier de ses conseils dans le service divin et la crainte du Ciel... Quand Rabbi Nathan eut vent de la manière dont se comportait cet homme, il déclara à Rabbi Nahman : 't'interdire de te rendre chez lui, ou de recevoir un de ses enseignements, est chose impossible. Par contre, je n'ai qu'une chose à te dire : 'si ton intention est de continuer à t'attacher à lui, alors ne viens plus me voir !' La façon d'agir de Rabbi Shomo Reouven Zlatès n'avait guère trouvé grâce aux yeux de Rabbi Nathan. Rabbi Nahman de Toulchin cessa de l'avoir pour maître.


Source :  
1-86
Rabbi Nahman a raconté une histoire qui illustre le fait que les voies de D. sont impénétrables, et l'incapacité de l'homme à comprendre Ses actions prodigieuses. Un juif pauvre qui élevait ses enfants, avait l'habitude de louer tous les trois ans une taverne, celle du seigneur « Rendar ». Le juif y demeurait et tirait sa subsistance de ce qu'il y vendait. Il la loua ainsi pendant de nombreuses années. Lorsque le bail était sur le point de se finir, après trois ans, le seigneur remettait en location la taverne, mais il n'y avait personne, y compris parmi les non juifs, qui acceptaient de la reprendre en location, car tous savaient que le pauvre en avait besoin pour son gagne pain. Pourtant, il arriva une année qu'un juif vint proposer un meilleur prix et emporta la location de la taverne. Le juif pauvre fut donc contraint de quitter l'endroit en plein hiver, avec ses enfants en bas âge. Le nouveau locataire, quant à lui, n'avait jusqu'alors aucun enfant, cependant, un garçon lui naquit dans l'année où il prit la taverne et s'empara du gagne pain du pauvre ! Cette nouvelle était incompréhensible. Non seulement cet homme avait commis une injustice à l'égard du pauvre, mais qui plus est, un garçon lui était né, alors qu'il ne pouvait pas en avoir jusque là ' C'est de la sorte que le Saint Béni Soit Il dirige le monde » conclut Rabénou. Comprendre les voies de D. est vraiment hors de notre portée.


Source : Siarh Sarfei Kodech 2  
1-164
Rabénou entreprit de nombreux jeûnes ainsi que toutes sortes de mortifications dans sa jeunesse. Il lui arriva de jeûner dix huit fois d'un Shabbat à l'autre en une seule année. Il ne consommait alors aucune nourriture ni solide, ni liquide à partir du troisième repas du Shabbat, jusqu'au repas du vendredi soir de la semaine suivante. Rabbi Nahman ne laissait rien transparaître de son comportement. Les membres de sa famille ne se doutaient de rien, y compris son épouse, mis à part son serviteur, à qui il fit promettre fermement de ne révéler sa conduite sous aucun prétexte. Un soir, Rabbi Haïkel qui était à son service, entra dans la pièce où se trouvait Rabénou. Il était étendu là, extrêmement faible, et du sang coulait de son nez et de ses yeux. Il se trouvait alors au milieu de la semaine de jeune, n'ayant rien consommé depuis plusieurs jours consécutifs. Horrifié de le voir dans un tel état, Rabbi Haïkel s'efforça de le convaincre, le suppliant d'absorber quelque chose. Devant le refus catégorique de Rabénou, il finit par le menacer : « si vous persistez à ne rien prendre, je révélerai à tous ce que vous faites ». Rabénou, n'ayant plus le choix, accepta. Rabbi Haïkel courut aussitôt chez l'abatteur rituel, une poule à la main. Sur le chemin du retour, il entreprit lui-même de la déplumer, de la cuire et d'en faire un bouillon qu'il apporta au maître. Il le trouva étendu une jambe sur le sol, et l'autre sur le banc. Rabénou prit la parole : « Haïkel, chante-moi cette mélodie qui revigore ». Il s'agissait de l'air bien connu des hassidé breslev qui accompagne les mots « un avant goût du monde à venir », chanté le vendredi soir. Rabbi Haïkel qui possédait une voix agréable s'exécuta sur le champ. Il se mit à lui fredonner l'air. Quand il eut fini, Rabénou lui fit un signe de la main, pour lui faire comprendre qu'il désirait l'entendre une nouvelle fois. Cette scène se produisit à de nombreuses reprises. Rabbi Haïkel resta ainsi toute la nuit à chanter cette mélodie. Rabénou se tenait à ses côtés, et il n'avait encore rien goûté. Quand l'aube parut, Rabénou repoussa le bouillon et poursuivit son jeune jusqu'au Shabbat désormais plus proche.


Source : Siarh Sarfei Kodech 2  



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