Rabbi Nathan confia une fois : 'si je n'avais pas aperçu des chandeliers et de la vaisselle en argent chez Rabénou, il m'aurait été très difficile de me rapprocher de lui'. Celui qui allait devenir le plus célèbre des disciples de Rabbi Nahman était issu d'un milieu fortuné. S'il n'avait pas trouvé ce type de 'repères' chez son futur maître, il aurait dû fournir beaucoup plus d'efforts pour se rapprocher de lui.
Source :
1-725
Rabbi Nahman de Toulchin raconte qu'il était impossible de percevoir sur le visage de Rabbi Nathan un quelconque changement d'expression lorsqu'il traversait une épreuve ou quand il en était délivré, après avoir reçu l'aide divine. Pour le maître, détresse et salut étaient semblables, tant sa foi et sa confiance en D. étaient grandes. Ce n'est qu'au moment de la prière que son visage changeait d'aspect. Il n'était plus le même, avant et après avoir prié.
Source :
1-744
A l'époque où une opposition virulente fit rage contre Rabbi Nathan, celui-ci rassura les hassidé breslev en ces termes : « Que D. soit loué ! Nous avons encore de quoi manger des véronikès. Nous ne fléchissons pas ! »
Le terme 'véronikès' désigne un aliment à base de pâte cuite, simple à préparer et bon marché. Autrement dit, bien que nous devions faire face à un tel conflit, au point d'en arriver à nous priver de notre gagne-pain, remercions D. qui nous fournit encore de quoi manger, le Maître du monde a rendu nos pas fermes.