A l'époque où la controverse fit rage contre les hassidé breslev, Rabbi Nathan s'entretint une fois avec son fils Rabbi Itshak, au sujet du voyage que celui-ci escomptait faire à destination d'Ouman, pour Rosh Hashana.
Son père lui indiqua la marche à suivre : 'si le conflit prend des proportions telles qu'il te sera impossible de te rendre sur la tombe, la veille de fête, tu te tiendras même au 'Rout Hoïz' (il s'agissait d'un grand centre commercial dans lequel les échoppes étaient disposées en rangées circulaires.
Il était possible d'y apercevoir le lieu où repose Rabénou). Tu orienteras ton regard vers le tombeau, et tu y réciteras les dix Psaumes du Tikoun haklali. Si les opposants ne te laissent pas prier avec eux à la synagogue, tu feras ta prière dans le vestibule, le 'Polish'.
Tu devras être à Ouman, c'est là l'essentiel'.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-653
Rabbi Nathan zal évoqua une fois le fait qu'un homme doit prendre le temps de considérer le but de l'existence, tant qu'il possède encore un souffle de vie.
Il apporta une précision supplémentaire : 'même après son décès, l'homme peut encore tranquilliser son esprit, en lui faisant croire qu'il est encore dans ce monde, et ce, avant que son corps ne soit inhumé. C'est d'ailleurs une très bonne chose'.Les hassidé breslev affirment que les paroles de Rabbi Nathan se réalisèrent effectivement pour lui. Il rendit l'âme une veille de Shabbat et fut enterré le samedi soir. Ce Shabbat fut pour lui un moment de sérénité dans l'autre monde.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-627
Un hassid breslev fit part de son mécontement à Rabbi Nathan.
Son fils, Hirch, était de caractère espiègle, et passait le plus clair de son temps à faire des bêtises. Ce tourment venait s'ajouter à la terrible pauvreté dans laquelle ce hassid se débattait quotidiennement. Hirch causait des dommages, en s'attaquant aux biens d'autrui. Il s'amusait par exemple à mettre le feu aux queues du bétail, et réalisait bien d'autres tours... tant et si bien que son père se retrouva rapidement dans l'incapacité de dédommager tous ceux qui avaient subi une perte financière, par la faute de son fils. Il venait donc demander conseil à Rabbi Nathan.
Celui-ci lui répondit qu'il devait le marier. A quoi le père répliqua aussitôt : 'mais qui voudra d'un tel parti pour sa fille '' 'Qu'importe ! Pour celui qui voudra bien le prendre pour gendre, tu donneras sans tarder ton accord pour l'arrangement marital, et tu le marieras' conseilla le maître.
D. vint en aide au hassid breslev. Son fils se maria avec une jeune femme pauvre, l'arrangement entre les deux familles à peine conclu, comme l'avait suggéré Rabbi Nathan. Peu de temps après son mariage, Hirch connut une transformation radicale. Il se mit à servir D. et devint rapidement un très grand Tsadik, à tel point que les gens l'appelaient par affection 'le père blanc'. Rabbi Hirch eut un fils, du nom de Rabbi Nahman, qui occupa la fonction de responsable du Kloïz d'Ouman. Rabbi Hirch était très apprécié de Rabbi Nahman de Toulchin. Les hassidé breslev qui l'ont connu ne cessaient pas de parler de lui en termes élogieux, et racontaient ses actions vertueuses. Son fils Rabbi Nahman, précédemment cité, fut assassiné à Ouman, à la suite de troubles provoqués par les bolchéviques, que D. venge son sang.