Rabbi Nathan s'exprima une fois de la sorte : 'lorsqu'on fera passer un décédé près de ma tombe, il en tirera un bénéfice'. Rabbi Nathan, le fils de Rabbi Leibali Reouvens entendit seul cette remarque, quand elle fut prononcée par le maître.
Après la disparition de Rabbi Nathan, Rabbi Aharon, le rav de Breslev, souhaita qu'il soit enterré près de sa concession, car il était parvenu à acquérir deux emplacements au coeur du cimetière de Breslev : l'un d'eux lui était destiné, l'autre étant réservé à Rabbi Nathan.
Cependant, Rabbi Nathan savait que le maître du même prénom désirait être inhumé à l'entrée du cimetière, de sorte que la dépouille de tout défunt vienne à passer près de sa tombe, ce qui procurerait un certain mérite à la personne décédée. Rabbi Nathan ne laissa en aucune façon le célèbre disciple de Rabénou être inhumé à l'emplacement que lui avait réservé Rabbi Aharon. Il alla voir les membres de la hevra kadisha, et leur ordonna de l'enterrer à l'entrée du cimetière.
Rabbi Aharon lui en tint rigueur et déclara : 'je ne lui pardonnerai jamais, ni dans ce monde, ni dans l'autre. Il m'a privé de mon ami sincère'.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-735
Rabbi Nahman de Toulchin se plaignit un jour devant Rabbi Nathan : il n'avait pas eu la chance de connaître Rabénou.
Son maître lui répondit : 'Et Yossef Paronik, connaît-il Rabénou ''
Cet individu gagnait sa vie, en faisant payer un droit de passage aux voyageurs qui devaient emprunter un pont, les menant de la ville de Rédid à un lieu proche de Breslev, sur l'autre berge. Yossef Paronik eut l'occasion de faire passer Rabénou, d'une rive à l'autre. Il se vantait beaucoup de ce fait. Rabbi Nathan voulait faire comprendre à son disciple que l'essentiel ne consiste pas à voir physiquement Rabénou, mais à le connaître à travers la mise en pratique de ses profonds conseils.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-103
Lorsque Rabénou ordonna à Rabbi Nathan de rédiger de nouvelles explications sur la Torah, il lui donna ce conseil :
« à propos de la foi et du Tsadik, laisse ta plume courir, et écris ce qui te vient à l'esprit ».