Rabbi Itshak le fils de Rabbi Nathan demanda conseil à son père. Le seigneur local lui proposait au choix trois activités : être nommé responsable du service postal, veiller à la bonne marche du moulin, ou superviser la coupe du bois dans ses forêts domaniales. Rabbi Nathan lui recommanda de prendre la direction de la poste. Bien qu'il ne souhaitât pas que son fils travaille, car son désir était de le voir se consacrer en permanence à l'étude de la Torah et à la prière, Rabbi Nathan répondit précisément à la question de son fils, qui lui avait soumis différentes propositions.
Les hassidé breslev avaient l'habitude d'agir de façon similaire : ils évitaient de donner des ordres, quel que soit le sujet abordé.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-43
Quand un homme est en parfaite santé, il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour étudier la Torah et prier. Par contre, si on est affligé d'une maladie, à D. ne plaise, on doit renoncer à « scier du fer » , c'est-à-dire les actes de dévotion qui nécessitent de plus grands efforts pour les accomplir, mais faire ce que l'on peut. « le sciage du fer » est une expression qui désigne
un travail difficile et exténuant.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-752
Rabbi Nathan et le rav de Savran entretenaient d'excellentes relations avant que n'éclate le conflit qui mit définitivement fin à leur amitié. Ils faisaient partie des hôtes habituels de Rabbi Nétanel, une personnalité fortunée. Le rav de Savran demanda une fois à Rabbi Nathan la raison pour laquelle il ne portait pas de vêtement de soie, à l'instar des autres rabbins. Il lui répondit délicatement : 'l'avarice de Rabbi Nétanel en est la cause (il avait ce comportement, au regard de son immense richesse)'. Rabbi Nathan voulait lui faire comprendre que la pauvreté dans laquelle il se débattait ne lui permettait pas d'acheter ce type de vêtement. Le rav de Savran ajouta :
'il existe un certain codificateur, dont l'opinion n'a pas été retenue, pour en définir la Halakha, parce qu'il était avare'. L'identité de cet homme est connue des seuls grands de la Torah'.
Rabbi Nathan lui répliqua : 'oui, tout à fait', comme pour lui faire signifier qu'il était au courant, et qu'il connaissait le nom de ce codificateur.
Le rav se pencha vers son ami, afin qu'il lui révèle de qui il s'agissait.
Rabbi Nathan le lui murmura à l'oreille. La bonne réponse remplit d'admiration le rav de Savran, qui s'exclama : 'eh bien, vous méritez largement de porter des vêtements de soie !' Rabbi Nathan eut le mot de la fin : 'si c'est le cas, l'avarice de Rabbi Nétanel en est encore la cause'.