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Extraits : Conversation avec les anges II
1-118
Lorsque Rabénou revint de Lemberg après avoir contracté la maladie qui devait l'emporter, il prit l'habitude de marcher en dehors de la ville aux abords de forêts, afin d'y respirer un air plus sain.
Un jour, alors que Rabbi Nathan, Avraham Payès et Moshé Henkès l'accompagnaient, ils arrivèrent dans la forêt et, aussitôt descendus de la carriole, Rabénou s'en alla avec Rabbi Nathan et lui dévoila la leçon «aujourd'hui je t'ai enfanté» (Likouté Moharan, II,61).
Affaibli par la maladie, Rabénou faisait de petits pas, ne pouvant pas avancer plus rapidement. Avraham Payès et Moshé Henkès faisaient par contre de grandes enjambées. Rabbi Nahman se tourna vers Rabbi Nathan et lui dit : « tires-en une leçon : ils peuvent parcourir en un court instant ce que nous aurions nous-même parcouru en plusieurs heures ».
Le sujet concernant la relativité du temps, qui figure dans l'enseignement précité, s'applique aussi à l'espace.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-34
Rabénou a dit :
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-174
Rabbi Lipa se rapprocha de Rabénou en même temps que Rabbi Nathan.
Il y fut d'ailleurs pour beaucoup dans le rapprochement entre ce dernier et Rabénou. Il devait par la suite s'éloigner du maître.
Une fois, lors du troisième repas de Shabbat, un commerçant entra et appela Rabbi Lipa à l'extérieur.
Les étoiles marquant la fin de Shabbat étaient déjà visibles dehors.
Cet homme entama une conversation avec lui.
Cette interruption en plein milieu du repas, et qui plus est, alors que le Tsadik n'avait fini de dispenser sa leçon, constituait un grand affront. Rabénou mentionna un enseignement figurant dans le Tikouné Zohar, et rapporté dans la leçon 23 :
«elle [une force malfaisante] les séduit sous la forme de l'argent dans ce monde, rit avec ceux qu'elle prend dans ses filets, puis les tue'! » Cette parole s'accomplit pour le petit fils de Rabbi Lipa, Rabbi Moshé Welwel.
Alors qu'il voyageait une fois en compagnie de son cocher non juif, qui était à son service depuis des années, ce dernier sortit hors du chemin, pénétra dans une forêt dense et se jeta sur Rabbi Moshé, pour le tuer.
Celui-ci lui demanda une dernière faveur : celle de faire la prière de l'après midi, avant de quitter ce monde' Le non juif consentit à sa demande, et Rabbi Moshé se mit à prier en versant d'abondantes larmes, le c'ur brisé. Après avoir terminé, le cocher regretta d'avoir exprimé ouvertement ses intentions et lui demanda pardon. Quand ils retournèrent à la maison, Rabbi Welwel lui déclara : « je te suis reconnaissant d'avoir épargné ma vie, cependant, je ne te veux plus à mon service ! » Il le congédia. Par la suite, le cocher se vengea et finit par tuer Rabbi Moshé.
Ce qu'avait annoncé Rabbi Nahman se réalisa : « et à la fin, elle les tue' »