Rabbi Nathan apporta un jour un cédrat à Rabénou, afin qu'il lui donne son avis : fallait-il l'acheter ' Cependant, Rabénou ne montra pas d'enthousiasme particulier à la vue de ce cédrat, et se contenta de dire « eh alors'» platement. Pourtant, Rabbi Nathan décida malgré tout de l'acheter. Il s'en retourna le montrer à Rabénou qui en fit cette fois l'éloge, ce qui étonna Rabbi Nathan. Pour quelle raison le maître ne l'avait pas loué la première fois, alors qu'à présent, il en parlait en termes élogieux ' Rabénou lui répondit : « si j'avais manifesté beaucoup d'intérêt pour ce cédrat, tu serais parti l'acheter avec une immense joie.
Le vendeur, en voyant ton visage resplendissant, aurait attribué à ce cédrat une somme beaucoup plus élevée. C'est pour cette raison que je n'en ai fait aucun éloge, bien qu'en vérité, il s'agit d'un cédrat magnifique ».
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-517
J'aime prier en compagnie de ceux qui font correspondre leur prière avec le lever du soleil, mis à part l'érudit qui s'irrite facilement (il se met à débiter sa prière à toute vitesse parce qu'il est pointilleux sur l'heure exacte de lever du soleil).
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-769
C'est en 1835 qu'éclata le grand conflit dirigé contre les hassidé breslev. Rabbi Youdel alla se prosterner sur la tombe de Rabénou, accompagné de neuf autres personnes. Ils jetèrent l'anathème sur les opposants de Rabbi Nathan qui lui rendaient la vie amère, de façon difficilement supportable, et ce, afin de le préserver. Une fois qu'il eut quitté le lieu où repose le Tsadik, Rabbi Youdel cita un enseignement rapporté dans la Guémara (Sota 20,a) :
'certains mérites peuvent valoir un an de sursis, d'autres deux ou même trois'. Mais pas plus de trois ans !
Effectivement, l'opposition perdura jusqu'en 1838. Cette année-là, le principal adversaire du mouvement hassidique disparut, ainsi que Rabbi Youdel. Quand Rabbi Nathan apprit par la suite ce que celui-ci avait entrepris, il déclara que telle n'était pas la façon d'agir de Rabénou.