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Extraits : Conversation avec les anges II
1-234
Rabénou prêta une certaine somme d'argent à Rabbi Chimon, son élève et serviteur, qu'on appelait communément Rabbi Chimalé. L'emprunteur investit cet argent dans quelque affaire, mais tarda à rembourser sa dette.
Rabénou lui en tint rigueur : 'eh bien, tu mérites d'être exilé'.
Effectivement, Rabbi Chimon dut voyager au-delà du fleuve Don, situé à une très grande distance de l'Ukraine.
Il se retrouva dans un endroit vide de toute présence juive. Toutes les démarches qu'il entreprit pour quitter ce lieu n'aboutirent à aucun résultat, d'autant plus qu'il se sentait inextricablement ballotté d'une affaire à l'autre. Cette situation dura trois longues années. Avant de retourner chez Rabénou, il dut subir une épreuve.
Alors qu'une infâme tentait de le faire trébucher dans la faute, il se blessa volontairement les lèvres, sous ses yeux, ce qui lui valut de triompher.
A des centaines de kilomètres de là, Rabénou s'était exclamé à ce moment-là : 'le ciel a maintenant pitié de lui.
Il doit être délivré'. Les obstacles disparurent comme par enchantement, et Rabbi Chimon parvint à revenir chez son maître, sans encombres. A son retour, Rabénou lui dispensa l'enseignement qui figure dans Sihot haRan §173.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-75
Rabénou a dit :
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-543
Au cours d'un mariage qui eut lieu à Breslev, un musicien qui jouait du tambour s'écroula, exténué, au petit matin, car les réjouissances s'étaient prolongées jusque là, chose courante à l'époque. Il s'appelait Rabbi Yaakov, et on le surnommait Yankel. Quand le chef d'orchestre remarqua sa somnolence, il lui administra une tape sur la joue, et lui cria : 'Yankel, frappe le tambour avec joie !' Le musicien se réveilla en larmes, la joue douloureuse, et fit résonner son instrument de toutes ses forces. Rabbi Nathan, qui avait observé toute la scène, en tira une leçon pour le service divin. Bien que l'homme connaisse au cours de sa vie de multiples descentes spirituelles, ou qu'il se sente rejeté, il a l'obligation de poursuivre le combat qu'il mène contre le mauvais penchant et ses acolytes- et ce, avec joie. L'auteur du livre 'Avanéha barzel' rapporte que cette histoire s'est passée chez Rabénou, lequel conclut par ces mots : 'bien que tu aies reçu une gifle, te voilà obligé de poursuivre tes roulements de tambour avec joie !'