Lorsque Rabénou aborda le sujet de la prière, où comment mobiliser toutes ses forces dans ce service divin, plusieurs personnes étaient présentes, parmi lesquelles Rabbi Guershon le petit fils du Maguid de Térovitsa, l'élève de Rabénou. Rabbi Guershon se disait en lui-même :
« que puis-je faire de plus ' Prier avec plus de force ' Je m'efforce déjà de le faire ' » Il consacrait près de six heures à la prière qu'il prolongeait énormément. Pendant qu'il était plongé dans de telles réflexions, Rabénou poursuivit : « et ne pas prier en pensant que l'on sait prier ».
Lorsque Rabbi Nahman eut fini, alors qu'il s'apprêtait à pénétrer dans la salle de la maison d'étude afin d'y faire la prière de l'après-midi, il décida d'honorer Rabbi Guershon en le laissant entrer avant lui. Il lui conféra une place de choix à ses côtés. Rabbi Guershon raconta par la suite qu'il ressentit une vitalité et un attachement tels dans la prière qu'il comprit alors qu'il n'avait pas même commencé à prier comme il convient.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-184
Lorsque Rabbi Nahman de Toulchin était de passage à Lemberg, le rav de la ville lui rapporta une anecdote. A l'époque où Rabénou séjournait à Lemberg pour des motifs de santé, il se retenait de parler (en raison de la maladie dont il souffrait). Cependant, quand il se mettait à parler, il y avait toujours matière à discussion, en particulier quand il racontait les péripéties de son voyage en Terre sainte. Ces récits avaient de quoi impressionner. Une fois, lors du troisième repas de Shabbat, Rabénou annonça à son auditoire qu'il en raconterait un. Le fils du rav se rendit compte en plein milieu du récit que Rabénou était sur le point de rendre l'âme, tant sa ferveur et son attachement à D. étaient forts. Il s'en alla allumer une veilleuse, car Shabbat était déjà sorti. Il pria pour que Rabénou interrompe son histoire, afin qu'il ne courre pas un plus grand danger. Cette action eut pour conséquence de susciter un regain de vitalité chez le Tsadik, qui ne tarda pas à remercier celui qui avait été à l'origine de cette initiative.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-12
Rabénou disait :
"opérer des choix et se montrer exigeant en matière de nourriture,
en définissant ce qui a bon goût
ou le contraire, c`est ce qu`on appelle un désir de manger".