Quand l'impression du premier exemplaire du Likouté Téfilot fut achevé, les hassidé breslev déclarèrent à Rabbi Nathan : 'vous êtes digne d'être le Maître de prière ! (en référence au douzième conte de Rabbi Nahman)'. Il leur répliqua aussitôt :
'le maître de prière, c'est Rabénou. Par contre, si je fais partie des proches du Roi, je correspondrais plutôt à l'orateur, car je suis capable de trouver encore du mérite à quelqu'un qui a transgressé même 800 fois toute la Torah !'
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-259
Rabbi Aharon, le rav de Breslev, se rapprocha de Rabénou à l'époque où le maître habitait encore Medvedevka.
Auparavant, c'était un proche de Rabbi Aharon de Titayev zal, le petit-fils du Becht, le fils de Rabbi Hirch. Rabbi Aharon se rendait régulièrement à Medvedevka, car il allait voir sa tante fortunée, qui lui faisait des dons généreux. Elle soutenait aussi Rabénou. Rabbi Nahman lui envoya un émissaire, pour lui demander quelque chose. Quand son neveu lui rendrait visite, qu'elle lui ordonne de venir le voir. En plein hiver, Rabbi Aharon arriva chez sa tante. A peine avait-il franchi le seuil de l'entrée qu'elle lui lança : 'va chez Rabénou !' A la manière d'un homme qui cherche quelque prétexte, Rabbi Aharon lui répondit qu'il souhaitait rester chez elle, ne serait-ce que quelques minutes, avant de reprendre la route. Ils en étaient encore à discuter, pour un départ immédiat ou différé, quand un émissaire de Rabénou fit irruption dans la maisonnée. Il apprit à Rabbi Aharon que le Tsadik souhaitait s'entretenir avec lui. Le rav de Breslev n'eut plus d'autre alternative. Il suivit l'homme et affronta le froid glacial qui sévissait à l'extérieur. Quand il parvint à destination, il souffla sur ses doigts, et frotta ses mains l'une contre l'autre, afin de les réchauffer, car son départ s'était fait dans la précipitation. Rabénou lui déclara :
'c'est moi qui vais te réchauffer !'
A partir de ce moment, Rabbi Aharon devint un proche du Tsadik.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-63
S'entretenant une fois des médecins et de leurs remèdes qui peuvent occasionner plus de mal que de bien, Rabénou affirma :
« le Saint Béni soit-Il est si grand, qu'il peut envoyer même la guérison par l'intermédiaire d'un médecin' ».