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Fichiers associés a ce cours:
Extraits : Conversation avec les anges II
1-267
A l'occasion de la visite du Tsadik Rabbi Herchel d'Ostropol, qui remplissait les fonctions de 'bouffon' auprès de Rabbi Baroukh, chez Rabénou, celui-ci ordonna à ses disciples de ne pas se mettre à rire, quand il ferait montre de son talent d'amuseur. Les hassidim suivirent son conseil et gardèrent le silence.
Quand Rabénou vit que Rabbi Herchel était d'humeur morose, il sourit légèrement et lui remonta le moral...
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-543
Au cours d'un mariage qui eut lieu à Breslev, un musicien qui jouait du tambour s'écroula, exténué, au petit matin, car les réjouissances s'étaient prolongées jusque là, chose courante à l'époque. Il s'appelait Rabbi Yaakov, et on le surnommait Yankel. Quand le chef d'orchestre remarqua sa somnolence, il lui administra une tape sur la joue, et lui cria : 'Yankel, frappe le tambour avec joie !' Le musicien se réveilla en larmes, la joue douloureuse, et fit résonner son instrument de toutes ses forces. Rabbi Nathan, qui avait observé toute la scène, en tira une leçon pour le service divin. Bien que l'homme connaisse au cours de sa vie de multiples descentes spirituelles, ou qu'il se sente rejeté, il a l'obligation de poursuivre le combat qu'il mène contre le mauvais penchant et ses acolytes- et ce, avec joie. L'auteur du livre 'Avanéha barzel' rapporte que cette histoire s'est passée chez Rabénou, lequel conclut par ces mots : 'bien que tu aies reçu une gifle, te voilà obligé de poursuivre tes roulements de tambour avec joie !'
Source :
1-686
On raconte qu'à l'époque où Rabbi Nathan était de passage à Lemberg, le Rabbi de Kotz s'y trouvait aussi. Celui-ci s'était rendu dans cette ville, car il cherchait un remède à la maladie pulmonaire dont il souffrait. Il restait confiné dans une pièce, et nul n'était autorisé à lui rendre visite, car il lui était interdit de soutenir un entretien, en raison de sa maladie. Il acceptait la présence à ses côtés de l'auteur du 'Hidoushé harim', ainsi que d'un autre élève, parmi les plus éminents. Rabbi Nathan émit le désir de le rencontrer.
Il alla donc demander aux disciples la permission de voir le maître. Ils lui défendirent de l'approcher, pour la raison déjà évoquée. Ils ignoraient cependant à qui ils avaient à faire...
Rabbi Nathan les pria de bien vouloir transmettre à leur rav, que l'élève de l'auteur du 'Likouté Moharan' était disposé à le voir. Ainsi firent-ils.
Le rav accorda son autorisation et Rabbi Nathan put enfin pénétrer dans la pièce où se trouvait le Rabbi de Kotz. Il s'assit et entreprit une discussion avec le maître, qui dura plusieurs heures. Plus tard, les élèves du Rabbi l'interrogèrent : 'comment avait-il eu la force de converser si longtemps avec cet homme, d'autant qu'il était gravement malade ' Il leur répondit : 'ce jeune homme est un véritable génie dans le domaine de la hassidout'.