Lorsque les hassidé breslev allaient passer la fête de Chavouot en compagnie de Rabbi Nathan, ils tâchaient de venir la veille, afin de ne pas manquer le dernier compte de l'omer. Un réveil spirituel conséquent, et une crainte des plus palpables s'étendaient à la ville toute entière, animée par les retentissements des prières des fidèles qui accompagnaient la clôture de cette mitsva. La sainteté imposante du jour de fête qui approchait se faisait sentir. Les commerçants fermaient leurs échoppes à l'approche du soir, afin d'avoir le temps de se préparer en l'honneur de ce grand jour.
Source :
1-136
Rabénou dit une fois à Rabbi Naftali :
« bien que t'appelles Naftali, et que ton prénom possède les mêmes lettres que le mot Téfilin, ton domaine de prédilection, c'est le Tsitsit ».
Effectivement, Rabbi Naftali observait scrupuleusement ce commandement. Alors que l'un de ses fils s'était rompu accidentellement, il ne quitta pas l'endroit jusqu'à ce qu'il l'ait réparé.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-620
Rabbi Nathan fit part de ses regrets, au regard du temps important pendant lequel il fut éloigné physiquement de Rabénou. Bien qu'il étudiait la Torah et se consacrait à la prière, il aurait mieux valu s'abriter à l'ombre du Tsadik, et le servir beaucoup plus souvent. En adoptant cette conduite, il aurait pu bénéficier d'un plus grand nombre d'enseignements, pour son plus grand bien, et celui du monde, pour l'éternité ! (Comme l'ont affirmé nos sages, de mémoire bénie (Berakhot 7a) :
'servir la Torah est plus important que de l'étudier'. Cf également le Sefer Hamidot, sujet de la prière, §1 : 'on doit aspirer au bien de la communauté même si l'on doit subir une perte').