Parlant du grave défaut de l'orgueil, Rabénou disait :
« même un mort peut éprouver de l'orgueil en voyant la façon dont se déroulent ses derniers hommages ». En d'autres termes, bien qu'elle soit déjà morte, la personne décédée peut encore être la proie de pensées d'orgueil et de recherche d'honneur (cf Tossefot Sanh. 46,b qui débute par le mot 'enterrement').
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-142
Après la disparition de Rabénou, Rabbi Haïkel passa la fête de Rosh Hashana chez le saint Rabbi Mordekhaï de Tchernobyl.
Celui-ci venait de finir son repas, quand il entendit son hôte laisser échapper un soupir. Devant l'étonnement du maître, Rabbi Haïkel s'expliqua : « j'ai soupiré, car je me souviens de Rosh Hashana passé en compagnie de Rabénou ». Rabbi Mordekhaï lui répondit alors :
« qu'à cela ne tienne ! Qu'on me fasse entendre l'un de ses chants ! »
Rabbi Haïkel se mit en chantonner l'air de « Echet Hayil », car les disciples de Rabénou avant l'habitude d'entonner cette mélodie à Rosh Hashana. Lorsqu'il s'arrêta, Rabbi Mordekhaï s'exclama : « on peut percevoir l'esprit de sainteté qui résidait sur votre maître à travers cette mélodie ».
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-645
Il arriva une fois que Rabbi Nathan se retrouve à Brody pour le jeûne du 9 av.
Par respect pour lui, des personnes vulgaires qui avaient l'habitude de se lancer mutuellement des chardons, s'en abstinrent cette année-là. Sur un ton moqueur, ils déclarèrent à Rabbi Nathan : 'vous nous avez gâché notre jour de fête !'. Au moment où Rabbi Nathan acheva de prendre son repas, ils se partagèrent immédiatement les restes. Devant une telle conduite, le disciple de Rabénou s'écria : 'je suis content de m'être rendu dans cette ville, après avoir pris de l'âge. Car dans ma jeunesse, il m'eût été impossible d'en supporter davantage'.