Un jour, une personne rendit visite à Rabbi Nathan et lui révéla qu'à chaque fois qu'elle entreprenait l'étude du livre Réchit Hokhma, elle était prise d'une grande tristesse. Cet homme venait lui demander conseil. Rabbi Nathan lui déclara : 'en l'écrivant, l'auteur de cet ouvrage n'avait pas pour dessein de plonger ses lecteurs dans une morne tristesse. Si vous ne vous sentez pas capable de le lire sans éprouver de tels sentiments, ne l'étudiez pas !'
Source :
1-663
Rabbi Nathan a raconté qu'il avait eu l'occasion de rendre visite à Rabbi Nahoum de Tchernobyl, qui se trouvait alors à Mohlov. Il y passa un Shabbat en sa compagnie. Après la prière, Rabbi Nahoum se rendit chez le beau-père de Rabbi Nathan, 'le grand Rabbi David Tsvi', afin de procéder à la sanctification du Shabbat sur une coupe de vin, car ils entretenaient des relations amicales et se connaissaient déjà, avant même que le Becht ne rapproche Rabbi Nahoum de la hassidout. Quand ce dernier pénétra dans la maison, Rabbi David Tsvi l'aperçut et lui déclara : 'j'aimerais vous honorer en vous offrant le kidoush, mais ma femme la rabbanit n'est pas encore revenue de la synagogue'. Rabbi Nahoum lui répondit : 'le Becht a dit qu'à la venue du Mashiah, l'endroit réservé aux femmes sera supprimé'. Lorsque Rabbi Nathan rapportait ce dialogue, il disait, en guise de conclusion : 'quant à nous, nous avons une autre tradition, que nous détenons de la bouche même de Rabénou, à savoir que les prières des femmes sont très précieuses aux yeux de D.'
Source :
1-330
A propos de l'histoire du Tsadik qui fut pris de tristesse, Rabbi Guédalia Aharon Koening zal entendit de Rabbi Avraham Sternhartz qu'il s'agissait de Rabbi Mendel de Prémishlan, un élève du Becht. Ce récit, rapporté par Rabénou, a été inséré dans les conversations qui font suite aux contes.