Dans la maison d'étude du beau-père de Rabbi Nathan, Rabbi David Tsvi, on avait l'habitude de suivre les directives de ce dernier, quand il s'agissait de désigner un ministre officiant. Il choisit une fois son gendre, le beau-frère de Rabbi Nathan, pour diriger l'office. Ce dernier fut contraint de s'aliter peu de temps après. Lorsque Rabbi David Tsvi alla lui rendre visite, son gendre lui confia : 'je redoute que la maladie dont je souffre soit due aux pensées étrangères et au sentiment d'orgueil que j'ai éprouvé quand j'ai prié devant le pupitre'. Rabbi David Tsvi lui répondit : 'la récompense de la prière, c'est le paradis. Mais la punition de l'orgueil, c'est l'enfer. Toutefois, nous aurons quand même réalisé une mitsva !'
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-784
L'illustre Rabbi David Tsvi était le beau-père de Rabbi Nathan. C'était un Tsadik de grande renommée, qui occupait la fonction de président du tribunal rabbinique de plusieurs communautés, dont Charigrad, Kréminitz et Molhov. Il était respecté des hassidim qui suivaient la voie tracée par le Baal Chem Tov. A Molhov, on avait l'habitude de lui accorder l'insigne honneur d'être le parrain des nouveaux-nés, lors de circoncisions. A la naissance d'un garçon, l'un des habitants de la ville convia Rabbi Baroukh de Medziboz, alors de passage, à devenir le parrain du nourrisson lors de la cérémonie, à la place de Rabbi David Tsvi qui avait dû s'absenter. Cependant, celui-ci fut obligé de revenir sur le champ à Molhov, pour toute une série de raisons. Le père de l'enfant ne savait que faire. Il alla consulter les juges locaux qui rendirent leur décision :
Rabbi David Tsvi était le rav officiel de Molhov, en terminologie talmudique 'le maître des lieux'. Le respect dû à son honneur prenait le pas sur celui à accorder à Rabbi Baroukh, et bien que le père de l'enfant ait déjà décidé d'honorer celui-ci. Ainsi fut fait.
Au moment où Rabbi David Tsvi se rendait à la cérémonie de la circoncision, il passa devant le lieu de résidence de Rabbi Baroukh zatsal.
Lorsque celui-ci l'aperçut, il s'écria :
'que puis-je faire ' Eliyahou hanavi, de mémoire bénie, danse devant lui, à chacun de ses pas', tant Rabbi David Tsvi était grand en sainteté et en piété.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-215
Les disciples de Rabénou ont remarqué que le maître arrangeait un peu ses péot avant de partir en route.