La veille de Rosh hodesh du mois de Shevat, (janvier-février) de l'année 1811, une soixantaine de hassidé breslev débarquèrent à Ouman, afin de prier sur la tombe de Rabénou. Ce rassemblement, initié par Rabbi Nathan, fut le premier après la disparition du Tsadik. Le groupe de fidèles passa le Shabbat sur place.
Quand vint le moment de s'asseoir à table le vendredi soir, personne ne savait qui allait oser entonner 'Azamer bishvahin'. Rabénou avait en effet l'habitude de le chanter, et ses disciples l'accompagnaient dans la mélodie.
Ils le soutenaient, en lui soufflant les mots, en particulier à la fin de sa vie, quand il devint très faible. Rabbi Nathan mit fin soudain aux hésitations qui s'éternisaient : 'le fleuve jaillissant, source de sagesse, chantait ainsi, lui qui n'a jamais goûté à la faute durant sa vie : Azamer bishvahin ! Et nous, nous l'accompagnions en faisant bam,bam,bam...' Rabbi Nathan était parvenu à rompre le silence, puis poursuivit le chant sur l'air de Rabénou.
Source :
1-517
J'aime prier en compagnie de ceux qui font correspondre leur prière avec le lever du soleil, mis à part l'érudit qui s'irrite facilement (il se met à débiter sa prière à toute vitesse parce qu'il est pointilleux sur l'heure exacte de lever du soleil).
Source :
1-611
Au cours d'un voyage, Rabbi Nathan et le rav de Berditchev atteignirent une petite ville devant laquelle se dressait une montagne escarpée. Rabbi Nathan descendit précipitamment de la carriole et se dirigea vers le bain rituel, situé en dehors de la ville. Il s'y plongea rapidement, car telle était l'habitude des hassidim de s'immerger avant de pénétrer dans cette ville. Quand la carriole parvint enfin au sommet de la montagne, Rabbi Nathan l'attendait déjà. Le rav de Berditchev fit l'éloge de cet homme si diligent.