Rabbi Leib de Strettin, le gendre de Rabbi Youdel, quitta ce monde, alors qu'il voyageait à bord d'un bateau en direction de la Terre sainte. Dès que les matelots aperçurent une côte, au cours de la traversée, ils placèrent sa dépouille sur une planche et la déposèrent sur les flots. Puis ils reprirent leur route. Tout à coup, les habitants de la ville côtière distinguèrent la silhouette d'un homme qui surnageait. Une colonne de feu s'étendait au-dessus de lui. Ils comprirent qu'ils avaient affaire à un saint homme. En outre, quelqu'un leur avait déjà annoncé tout ceci. Un Tsadik vivait parmi eux. Avant de quitter ce monde, il leur avait enjoint de n'être enterré qu'à côté de celui qui serait aperçu avec une colonne de feu.
Maintenant que cette dernière avait été vue, les villageois purent exécuter pleinement les dernières volontés du défunt. Rabbi Leib de Strettin fut donc enterré près de ce Tsadik.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-555
Rabbi Nathan évoqua une fois la leçon intitulée 'celui qui s'éveille la nuit'
(LM I,52). Cet enseignement traite de l'importance du dialogue avec D., pratiqué à l'abri des regards, en dehors de la ville, et de préférence durant la nuit. Certains élèves qui craignaient ce type de sorties, en parlèrent avec Rabbi Nathan. Le maître leur raconta une histoire. Des heidemarks (bandits cosaques) s'en prirent une fois à une ville, ce qui provoqua la fuite éperdue de tous ses habitants. Parmi eux se trouvait un homme qui était connu pour être extrêmement peureux. Dans la précipitation, il se cacha dans le cimetière et y demeura toute la nuit.
Le lendemain, quand les gens retournèrent chez eux, les proches de cet homme lui demandèrent : 'comment as-tu fait pour ne pas éprouver la peur ' Tu es pourtant resté seul dans cet endroit, une nuit entière !' Il leur répondit : 'les pillards m'ont tant effrayé ! J'en ai oublié jusqu'à ma peur ...' Rabbi Nathan conclut : 'il en est de même dans le service de D., ainsi que le rapporte le Zohar (III,158,b) : 'celui qui se trouve dans la détresse ne voit rien'. L'explication en est la suivante : celui qui vit une situation tendue ne tient compte d'aucun obstacle'. Lorsqu'on ressent de la crainte et de l'effroi vis à vis du jour du jugement prochain, toutes les peurs éprouvées à l'égard de ce monde physique disparaissent'.
Source :
1-43
Quand un homme est en parfaite santé, il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour étudier la Torah et prier. Par contre, si on est affligé d'une maladie, à D. ne plaise, on doit renoncer à « scier du fer » , c'est-à-dire les actes de dévotion qui nécessitent de plus grands efforts pour les accomplir, mais faire ce que l'on peut. « le sciage du fer » est une expression qui désigne
un travail difficile et exténuant.