Cours 006 Sortir du desert (gd publique) (partie 1)
Durée :26mn
14 juillet 2007
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Extraits : Conversation avec les anges II
1-163
A Medziboz habitait un vieillard, Rabbi Mikhsé, qui était le petit fils du Tsadik Rabbi Baroukh de Medziboz. L'un des disciples de Rabénou apprit qu'il était alité pour cause de maladie, seul et sans ressources.
L'élève se hâta donc de lui rendre visite. Il le trouva allongé sur un lit, perclu de douleurs. Il se mit aussitôt à chercher du bois pour réchauffer la maison et l'aida beaucoup. Rabbi Mikhsé fut touché par sa gentillesse et son dévouement.
-D'où viens-tu ' lui demanda le vieillard.
-De Toulchin, lui répondit le disciple.
-Toulchin n'est pas loin de Breslev.
-C'est exact. Je suis de surcroît un hassid breslev.
-Si tu es un hassid breslev, je vais te raconter une histoire qui m'est arrivée, et dont mes yeux furent témoins !
A l'époque où je n'étais qu'un petit garçon, je rendais visite à mon grand-père Rabbi Baroukh qui me témoignait beaucoup d'affection. Pendant que je m'asseyais sur ses genoux, ce qui arrivait d'ailleurs fréquemment, je voyais défiler sous mes yeux des Tsadikim et des personnalités de la génération qui se rassemblaient autour de mon grand-père. Je me souviens qu'une fois, ils en vinrent à parler de votre Rabbi. Je les ai vus alors esquisser un sourire. Mon grand-père Rabbi Baroukh ne bougea pas de sa place et resta silencieux. Quand ils le quittèrent, il se tourna vers moi et me fit cette confidence : « ils n'arrivent même pas à la cheville de Rabbi Nahman ». Je lui ai demandé la raison pour laquelle il s'était tu, sans les réprimander. Voici la réponse que me donna mon grand-père :
« Rabbi Nahman possède une âme qui est la cible permanente d'un antagonisme virulent. Si ce n'était le cas, elle ne pourrait pas demeurer plus longtemps dans ce monde. C'est pourquoi je suis resté silencieux ».
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-296
Rabénou demeura un certain temps à Brody, après avoir perdu sa première femme. La veille de Chavouot de l'année 1807, ainsi que le rapporte Yémé Moharnat, Rabbi Nahman pénétra dans une maison dans laquelle se trouvaient une femme, et sa fille.
La mère était occupée à lui soumettre des propositions de mariage, mais la jeune femme les refusait systématiquement. Quand elle posa son regard sur Rabénou, elle déclara à sa mère : 'j'aimerais un homme comme celui-là !' L'arrangement fut conclu.
Rabénou passa de pièce en pièce et finit par rencontrer le père de famille, de situation aisée. Il engagea la conversation et lui fit part de son souhait de se marier avec sa fille.
Le futur beau-père entama alors une discussion touchant au montant de la dot, car il pressentait que Rabénou venait d'une famille riche. Ils se mirent ensuite d'accord sur le lieu de la cérémonie, repoussant Brody et Breslev, pour le village de Wochek, situé à proximité de Breslev. Par la suite, le père de la future mariée regretta d'avoir choisi cet endroit.
Revenant sur sa décision, il souhaita que le mariage ait plutôt lieu à Brody, car les frontières ayant été bouclées entre temps, il devenait plus difficile de se rendre à Wochek.
Cependant, Rabénou demeura inflexible, comme il l'écrit dans l'une de ses lettres (lettre n°2).
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-301
Après la cérémonie de circoncision de Rabénou, ses oncles Rabbi Baroukh de Medziboz, ainsi que l'auteur de l'ouvrage Deguel Mahané Efraïm, s'approchèrent de la jeune accouchée, qui était leur soeur. Ils avaient beaucoup d'estime pour elle, à telle point qu'ils la considéraient comme animée d'un véritable souffle prophétique. Ils la bénirent en lui souhaitant de voir son enfant baigner dans une atmosphère de Torah.
Qu'elle assiste à son mariage et qu'il puisse accomplir de bonnes actions !
Feïga s'adressa à son frère Rabbi Baroukh, en lui demandant de bien vouloir bénir son jeune enfant :
qu'il n'ait jamais à subir de controverse...
'C'est impossible !' lui répondit-il.