Rabénou prêta une certaine somme d'argent à Rabbi Chimon, son élève et serviteur, qu'on appelait communément Rabbi Chimalé. L'emprunteur investit cet argent dans quelque affaire, mais tarda à rembourser sa dette.
Rabénou lui en tint rigueur : 'eh bien, tu mérites d'être exilé'.
Effectivement, Rabbi Chimon dut voyager au-delà du fleuve Don, situé à une très grande distance de l'Ukraine.
Il se retrouva dans un endroit vide de toute présence juive. Toutes les démarches qu'il entreprit pour quitter ce lieu n'aboutirent à aucun résultat, d'autant plus qu'il se sentait inextricablement ballotté d'une affaire à l'autre. Cette situation dura trois longues années. Avant de retourner chez Rabénou, il dut subir une épreuve.
Alors qu'une infâme tentait de le faire trébucher dans la faute, il se blessa volontairement les lèvres, sous ses yeux, ce qui lui valut de triompher.
A des centaines de kilomètres de là, Rabénou s'était exclamé à ce moment-là : 'le ciel a maintenant pitié de lui.
Il doit être délivré'. Les obstacles disparurent comme par enchantement, et Rabbi Chimon parvint à revenir chez son maître, sans encombres. A son retour, Rabénou lui dispensa l'enseignement qui figure dans Sihot haRan §173.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-653
Rabbi Nathan zal évoqua une fois le fait qu'un homme doit prendre le temps de considérer le but de l'existence, tant qu'il possède encore un souffle de vie.
Il apporta une précision supplémentaire : 'même après son décès, l'homme peut encore tranquilliser son esprit, en lui faisant croire qu'il est encore dans ce monde, et ce, avant que son corps ne soit inhumé. C'est d'ailleurs une très bonne chose'.Les hassidé breslev affirment que les paroles de Rabbi Nathan se réalisèrent effectivement pour lui. Il rendit l'âme une veille de Shabbat et fut enterré le samedi soir. Ce Shabbat fut pour lui un moment de sérénité dans l'autre monde.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-663
Rabbi Nathan a raconté qu'il avait eu l'occasion de rendre visite à Rabbi Nahoum de Tchernobyl, qui se trouvait alors à Mohlov. Il y passa un Shabbat en sa compagnie. Après la prière, Rabbi Nahoum se rendit chez le beau-père de Rabbi Nathan, 'le grand Rabbi David Tsvi', afin de procéder à la sanctification du Shabbat sur une coupe de vin, car ils entretenaient des relations amicales et se connaissaient déjà, avant même que le Becht ne rapproche Rabbi Nahoum de la hassidout. Quand ce dernier pénétra dans la maison, Rabbi David Tsvi l'aperçut et lui déclara : 'j'aimerais vous honorer en vous offrant le kidoush, mais ma femme la rabbanit n'est pas encore revenue de la synagogue'. Rabbi Nahoum lui répondit : 'le Becht a dit qu'à la venue du Mashiah, l'endroit réservé aux femmes sera supprimé'. Lorsque Rabbi Nathan rapportait ce dialogue, il disait, en guise de conclusion : 'quant à nous, nous avons une autre tradition, que nous détenons de la bouche même de Rabénou, à savoir que les prières des femmes sont très précieuses aux yeux de D.'