Rabénou quitta ce monde le quatrième jour de la fête de Soucot, le 18 tichri 5571 (le 16 octobre 1810). Le premier jour de fête, un hôte de passage, d'un certain âge, vint se restaurer chez Rabbi Avraham Hayim d'Ouman, dont la maison tenait lieu d'auberge. Le nouveau pensionnaire disposa ses affaires sur un four, et alla se préparer en l'honneur de la fête. Entre temps, l'aide ménagère remarqua un paquet qui traînait et s'en empara. Des cris retentirent tout à coup dans la maison :
la servante venait d'être frappée de paralysie, incapable de réaliser le moindre mouvement. Nul ne savait que faire, excepté l'hôte de passage qui déclara : 'qu'elle me rende d'abord ce qu'elle m'a volé, et ensuite,
elle guérira !' La femme s'exécuta sur le champ et recouvrit la santé.
Rabbi Avraham Hayim ne prit pas conscience du miracle qui venait de se produire sous ses yeux. Lorsqu'ils se rendirent en chemin à la synagogue, l'hôte annonça à son compagnon :
'tu verras que dès notre arrivée là-bas,
des enfants vont me courir après, en me traitant de fou...' Ses paroles s'accomplirent dans les moindres détails, mais, une nouvelle fois, Rabbi Avraham Hayim n'y prêta guère attention. Quand cet homme arriva chez Rabénou, ils éprouvèrent tous deux beaucoup de plaisir à se rencontrer. Au moment où Rabbi Nahman était sur le point de rendre son âme pure, un violent incendie se déclara (cf Yémé Moharnat, §64).
A l'auberge, l'hôte s'adressa une nouvelle fois au maître des lieux :
'le temps est venu pour Rabénou de quitter ce monde...'
Ils se rendirent aussitôt chez lui.
Sa prédiction s'était révélée exacte. L'hôte s'attarda encore un peu, puis suivit le cortège mortuaire. Rabbi Avraham Hayim repassait dans son esprit les miracles et autres prévisions
de cet étrange visiteur.
Sur le chemin, il prit la résolution de s'enquérir du bien-être de cet homme, dès son retour à l'auberge.
Quand il revint chez lui, on lui répondit qu'il avait emporté ses affaires et avait quitté les lieux. Rabbi Avraham Hayim ne le revit plus. Il existe des avis divergents sur l'identité de ce personnage. Certains disent qu'il s'agissait de Rabbi Mordekhaï de Neskhiz zatsal, qui avait quitté ce monde, plusieurs années avant la disparition de Rabénou. D'autres pensent au Maguid de Koznitz, qui était encore de ce monde.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-7
Rabénou, parlant une fois de la grandeur des enfants d`Israël, et de
la louange faite à propos de leur délivrance hors de l`Egypte, affirma :
"qu`auraient-ils fait à présent,
s`ils n`étaient pas sortis d`Egypte '
ils seraient finalement devenus des nomades".
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-622
Des hassidé breslev faisaient la louange d'un homme qui, d'après eux, était d'une grande majesté, en présence de Rabbi Nathan. Celui-ci leur lança :
'celui qui m'appartient et qui en est dépourvu en a cependant plus que lui !'
Il songeait à Rabbi Nahman, le fils de Rabbi Ozer, à la physionomie quelconque, mais qui servait D. avec éclat, comme on le sait. Rabbi Nathan voulait faire comprendre à ses disciples que la beauté d'un individu ne dépend pas de l'apparence extérieure mais de son intériorité, comme il est écrit (Sam 1 16,7) : 'l'homme voit par ses yeux, mais D. distingue le coeur'.