Une personnalité notoire s'était engagée fermement à ne jamais proférer le moindre mensonge. Il ne devait dire que la stricte vérité, en toute occasion. Son service divin et ses paroles étaient entièrement axés sur ce principe. Il fut un jour contraint de franchir la frontière, sans autre alternative possible, mais il ne possédait pas de passeport. Lorsque les douaniers l'interrogèrent, il leur répondit qu'il en était démuni, en vertu de sa stricte ligne de conduite, qui consistait à dire la vérité, coûte que coûte. Les garde-frontières l'incarcérèrent, ce qui l'obligea à délaisser beaucoup son étude et ses dévotions. Finalement, il dut mentir à de nombreuses reprises pour recouvrer sa liberté. A propos de ce récit, Rabbi Nathan disait qu'il lui était arrivé tout cela, car il ne savait pas se servir de la vérité, comme il se doit. Il lui aurait suffi d'acquiescer d'un simple mouvement de tête, et il aurait franchi la frontière sans encombres. L'adoption d'une ligne de conduite stricte en matière de vérité le conduisit au contraire à proférer de nombreux mensonges, et à négliger son service divin, le temps de recouvrer sa liberté.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-710
Rabbi Nathan montrait la plus grande prudence vis à vis des médicaments.
Il ne voulait même pas avoir recours aux remèdes miraculeux mentionnés dans le livre du Aleph Beith.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-109
Quand Rabbi Nathan mit par écrit ses propres innovations dans le domaine de la Torah, Rabénou fit son éloge, s'exclamant :
« te voilà unique dans la génération pour découvrir de nouvelles explications ! » Voyant l'étonnement de Rabbi Nathan, Rabénou renchérit : « y a-t-il quelqu'un qui sache déployer tant d'introductions à ses innovations comme tu sais le faire ' »