Rabbi Nathan déploya de gros efforts pour affranchir définitivement Rabbi Nahman de Toulchin du joug de ce monde-ci. Il parvint à de meilleurs résultats avec lui, si on le compare à son propre fils, Rabbi Itshak, ou bien à Rabbi Efraïm, le fils de Rabbi Naftali.
Source :
1-174
Rabbi Lipa se rapprocha de Rabénou en même temps que Rabbi Nathan.
Il y fut d'ailleurs pour beaucoup dans le rapprochement entre ce dernier et Rabénou. Il devait par la suite s'éloigner du maître.
Une fois, lors du troisième repas de Shabbat, un commerçant entra et appela Rabbi Lipa à l'extérieur.
Les étoiles marquant la fin de Shabbat étaient déjà visibles dehors.
Cet homme entama une conversation avec lui.
Cette interruption en plein milieu du repas, et qui plus est, alors que le Tsadik n'avait fini de dispenser sa leçon, constituait un grand affront. Rabénou mentionna un enseignement figurant dans le Tikouné Zohar, et rapporté dans la leçon 23 :
«elle [une force malfaisante] les séduit sous la forme de l'argent dans ce monde, rit avec ceux qu'elle prend dans ses filets, puis les tue'! » Cette parole s'accomplit pour le petit fils de Rabbi Lipa, Rabbi Moshé Welwel.
Alors qu'il voyageait une fois en compagnie de son cocher non juif, qui était à son service depuis des années, ce dernier sortit hors du chemin, pénétra dans une forêt dense et se jeta sur Rabbi Moshé, pour le tuer.
Celui-ci lui demanda une dernière faveur : celle de faire la prière de l'après midi, avant de quitter ce monde' Le non juif consentit à sa demande, et Rabbi Moshé se mit à prier en versant d'abondantes larmes, le c'ur brisé. Après avoir terminé, le cocher regretta d'avoir exprimé ouvertement ses intentions et lui demanda pardon. Quand ils retournèrent à la maison, Rabbi Welwel lui déclara : « je te suis reconnaissant d'avoir épargné ma vie, cependant, je ne te veux plus à mon service ! » Il le congédia. Par la suite, le cocher se vengea et finit par tuer Rabbi Moshé.
Ce qu'avait annoncé Rabbi Nahman se réalisa : « et à la fin, elle les tue' »
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-123
Quand le marieur se rendit chez Rabénou, pour lui proposer d'unir sa fille Sara au fils de Rabbi Leib de Dobrovna, il ne donna pas son accord.
Dès que Rabbi Haïkel l'apprit, il s'adressa à Rabénou, lui disant :
« tous les Justes de la génération se sont joints à lui, par alliance, pourquoi donc refusez vous d'en faire autant ' »
Le maître, dont le tempérament était très malléable, surtout après son périple en Terre sainte, lui répondit : « je n'aperçois pas de futur marié.
A moins que Rabbi Leib soit prêt à verser la somme de dix mille rendels » (un rendel vaut trois roubles).