Rabénou voyageait une fois en compagnie de Rabbi Nathan, quand ils furent surpris par plusieurs chiens qui se mirent à aboyer dans leur direction.
Rabénou s'adressa à eux : 'je le sais très bien, je sais pertinemment qui vous êtes... !' La meute s'enfuit. Bien plus tard, après la disparition de Rabbi Nahman, Rabbi Nathan se retrouva à emprunter le même chemin. A nouveau, des chiens vinrent l'assaillir, comme la première fois. Rabbi Nathan leur lança : 'je suis déjà venu ici avec Rabénou. Il vous a dit qu'il connaissait votre identité. Vous vous êtes alors enfuis. Eh bien moi, je vous déclare que j'ignore qui vous êtes...' Et les chiens disparurent. (D'après les hassidé breslev, Rabbi Nathan avait voulu montrer à ses compagnons de route que la simple annulation de son ego devant un Tsadik a le même pouvoir qu'une action à réaliser en toute connaissance de cause, ce qui correspond au niveau qu'ont atteint les Tsadikim.
Rabbi Nathan s'annula devant Rabénou, bien qu'il fut au courant de la souffrance des âmes enfermées dans ces animaux).
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-568
La veille de Rosh hodesh du mois de Shevat, (janvier-février) de l'année 1811, une soixantaine de hassidé breslev débarquèrent à Ouman, afin de prier sur la tombe de Rabénou. Ce rassemblement, initié par Rabbi Nathan, fut le premier après la disparition du Tsadik. Le groupe de fidèles passa le Shabbat sur place.
Quand vint le moment de s'asseoir à table le vendredi soir, personne ne savait qui allait oser entonner 'Azamer bishvahin'. Rabénou avait en effet l'habitude de le chanter, et ses disciples l'accompagnaient dans la mélodie.
Ils le soutenaient, en lui soufflant les mots, en particulier à la fin de sa vie, quand il devint très faible. Rabbi Nathan mit fin soudain aux hésitations qui s'éternisaient : 'le fleuve jaillissant, source de sagesse, chantait ainsi, lui qui n'a jamais goûté à la faute durant sa vie : Azamer bishvahin ! Et nous, nous l'accompagnions en faisant bam,bam,bam...' Rabbi Nathan était parvenu à rompre le silence, puis poursuivit le chant sur l'air de Rabénou.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-256
Rabénou déclara une fois à Rabbi Nathan : 'ton beau-père est un Tsadik !
Mais son défaut, c'est qu'il s'oppose aux hassidim... Eh bien, pour cela il recevra une punition'.