A l'époque où la première épouse de Rabbi Nathan tomba malade, Rabbi Youdel était alors de passage à Breslev, car cette ville lui servait de halte, avant d'atteindre Ouman. Rabbi Nathan recommanda à sa femme de recevoir une bénédiction de lui. Lorsqu'elle se rendit chez Rabbi Youdel, et lui demanda de bien vouloir prier pour son rétablissement, le Tsadik garda le silence. Plus tard, il déclara : 'que puis-je faire pour elle, alors que je sais que Rabbi Nathan doit encore avoir deux enfants...'
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1-534
On demanda une fois à Rabbi Nathan s'il appellerait son fils Nahman, en l'honneur de son maître, ou bien recevrait-il un autre nom, Aïzik, comme l'un des membres de sa famille ' Il répondit qu'il pouvait tout à fait prénommer son fils Aïzik, car Rabénou avait choisi de s'appeler de cette façon,
quand il était parti en Terre sainte, ainsi que le rapporte le livre Shivhé haRan.
Rabénou s'en était lui-même étonné :
'pourquoi me suis-je fait appeler Aïzik ... '' Il ne fournit pas de réponse.
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1-143
Durant son séjour à Zlatipolia, une fille, Haya, naquit à Rabénou.
Plusieurs semaines s'étaient déjà écoulées depuis l'heureux événement, et l'enfant n'avait toujours pas reçu de prénom. Rabbi Haïkel décida alors d'aller voir Rabénou pour lui en parler.
« Par votre attitude, vous allez donner matière à parler aux opposants qui, outre les nombreuses questions qu'ils se posent sur vous, vont maintenant raconter que vous n'attribuez pas de prénom ! »
Rabénou, comme à son habitude, fit preuve d'une grande souplesse de caractère. Il répondit : « eh bien, elle s'appellera Haya ».
Cette nuit-là, une nouvelle parvint à Medziboz : la mère de Rabénou, Feïga, venait de s'éteindre. Rabbi Haïkel comprit alors que Rabénou avait su par intuition divine que sa mère venait de quitter ce monde.
Il avait attendu d'apprendre la triste nouvelle de vive voix, afin de nommer sa fille du nom de Feïga, en hommage à la défunte.
Cependant, en raison de l'intervention de Rabbi Haïkel, il l'avait nommée Haya. Le disciple se sentit coupable d'avoir contrarier le plan de Rabénou. « Jusqu'à quand vais-je me mêler de ses affaires ' » se dit-il.
Par la suite, Rabénou eut encore une fille, qu'il appela Feïga, mais elle ne vécut pas longtemps.