Rabbi Zalman, le Rav de Medvedevka était le fils de Rabbi Yéchaya Chalom.
Rabbi Youdel le célèbre élève de Rabénou était le père de ce dernier.
Rabbi Zalman était extrêmement attaché à Rabbi Nathan, ce qui lui valut d'essuyer une opposition farouche de la part des gens de sa ville. De retour d'un voyage lui ayant permis de voir son maître, il fut accueilli par deux jeunes gens qui se mirent à parler de Rabbi Nathan, en termes de mépris. Rabbi Zalman voulut quitter la pièce, mais ils le devancèrent, en lui barrant le passage. Sous ses yeux, ils fermèrent la porte à clef, en l'obligeant à entendre leurs paroles désobligeantes. Peu de temps s'écoula avant que le plus virulent d'entre eux ne décède subitement. En apprenant la nouvelle, Rabbi Zalman s'écria : 'je ne suis en aucun cas responsable de la mort de cet homme. Le Ciel n'a fait que venger l'honneur de Rabbi Nathan'.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-294
Rabénou recommanda une fois à Rabbi Naftali de s'efforcer de dire un enseignement chaque Shabbat, au cours du troisième repas. Rabbi Naftali lui demanda : 'et qui donc m'entendra ''
Rabénou lui répondit : 'quelqu'un t'écoutera'. Le disciple suivit le conseil de son maître, durant toute sa vie.
Rabbi Israël de Tirovitsa, qui était un habitué de sa maison, ainsi que Rabbi Méir Hazan, un orphelin élevé chez lui, ont tous deux été les témoins de la même scène.
Rabbi Naftali avait coutume de s'isoler dans sa chambre tous les Shabbat, au moment du troisième repas. Par le trou de la serrure, ils le virent assis, balançant son corps, occupé à donner un enseignement.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-746
Dans la ville de Berchad vivait un adversaire des hassidé breslev, du nom de Pinhas. Son beau-père était un homme respectable de Breslev. A l'époque où éclata le conflit, les opposants de la ville précédemment citée désirèrent que Pinhas se joigne à eux, afin qu'il lutte à leurs côtés, car c'était un solide gaillard, arrogant de surcroît. Cette nouvelle plongea les hassidé breslev dans l'inquiétude.
Odèle, la fille de Rabénou, se rendit chez Rabbi Nathan, et se plaignit de la situation. Elle lui annonça, le coeur brisé : 'ils ont déjà dépêché une carriole à Berchad pour l'amener ici'.
Rabbi Nathan la rassura, et lui déclara en toute sérénité : 'il ne viendra pas !
Non, il ne viendra pas jusqu'ici'.
Ses paroles se confirmèrent. Quand la carriole atteignit Breslev, il n'était déjà plus de ce monde. Ils croisèrent le convoi funéraire qui amenait sa dépouille au cimetière. Commentant cette nouvelle, Rabbi Nathan dit simplement : 'il est certes mort, mais il ne s'agit pas d'une vengeance. On peut seulement parler de soulagement'.