Rabénou déclara un jour à ses disciples sur un ton implorant :
« vous êtes certes des hommes dignes, mais ce n'est pas à cela que j'aspirais. J'avais pour but de vous rendre tels des animaux de la forêt qui poussent leurs hurlements vers D. durant des nuits entières ».
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-224
Un jour, arriva à Toulchin un prédicateur, qui prit pension chez un homme riche. Les gens se déplacèrent en foule pour l'entendre prononcer son sermon. Son discours à peine achevé, le riche se rendit compte qu'un ustensile en argent lui appartenant, avait disparu. Il pensa qu'un hôte de passage, venu assister au sermon, l'avait dérobé. Il finit par abandonner tout espoir de le retrouver. Les jours passèrent. Le prédicateur se rendit à Breslev. Dès que la nouvelle de sa venue se propagea, les villageois se hâtèrent d'achever leurs différentes tâches en cours, afin d'être prêts à l'entendre. Lorsque l'homme arriva chez Rabénou, celui-ci révéla qu'il prononçait ses discours pour de l'argent, recherchant l'appât du gain.
Il s'agit du thème évoqué dans la leçon 219 du Likouté Moharan. Cet enseignement est basé sur le verset 17 du deuxième chapitre du livre des Lamentations : 'il a accompli son arrêt' (NdT : cette phrase peut-être lue différemment : 'il a tiré profit de ses paroles', allusion au personnage de notre histoire.). L'un des disciples rapporta à l'homme riche ce que Rabénou avait dévoilé, à propos du caractère du prédicateur. Il entreprit de nouvelles recherches, fouillant dans les affaires de son hôte, et parvint finalement à mettre la main sur l'objet perdu.
Source : SIAH SARFE KODESH II
1-62
Parlant en termes élogieux d'un certain Tsadik qui s'opposait à lui,
Rabénou fit cette réflexion :
« il s'oppose à moi comme un Tsadik ! »