A Téplik habitait un hassid breslev, du nom de Rabbi Faïvel. Les gens de la ville l'appelaient communément 'Faïvel-Ashrénou'. Il avait l'habitude de se lever chaque nuit, pour réciter le Tikoun hatsot. Après sa prière, tout joyeux d'avoir eu la chance de participer à un si grand moment, il se mettait à danser et à se chantonner les mots 'Ashrénou - Heureux sommes-nous, que notre sort est enviable, etc.'
Lorsque Rabbi Nathan se rendait à Téplik, Rabbi Faïvel allait à sa rencontre et l'accueillait, la joie au coeur. Rabbi Nathan arriva un jour dans la ville, mais Rabbi Faïvel ne fut pas du rendez-vous, comme à l'accoutumée, parmi ceux qui venaient lui souhaiter la bienvenue.
'Où est Rabbi Faïvel'' demanda Rabbi Nathan. Les hassidé breslev, étonnés, ne surent lui répondre, car ils ne comprirent pas, de prime abord, à quelle personne leur maître faisait allusion. Après un moment de réflexion, ils lui dirent : 'ah ! Vous pensez sûrement à Faïvel-Ashrénou ... ' Il a quitté ce monde'. De la manière dont ils lui répondirent, Rabbi Nathan comprit que le défunt avait été la cible de moqueries, motivées par quelque action passée du défunt.
Il leur répliqua : 'je vous dirai donc ceci : la punition de Rabbi Faïvel dans le monde de la confusion sera de se lever à hatsot, de réciter le Tikoun, puis de danser et chanter Ashrénou.
Quant aux autres, ils seront punis, selon la gravité de leurs actions'.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-579
Paroles de Rabbi Nathan :
'le Tsadik Rabbi Zoushé a déclaré qu'on a des comptes à rendre sur le temps gaspillé, excepté lorsqu'on entreprend un voyage. Quant à moi, je suis prêt à répondre même de cela.
Tout dépendra du jour de la semaine'. Rabbi Nathan faisait tant attention au temps qu'il était capable de fournir un compte-rendu détaillé des dévotions qu'il pratiquait durant ses déplacements.
Source : SIAH SARFE KODESH II - Rabbi Nathan
1-670
Ayant bu quelques gorgées d'un vin particulièrement fort, lors d'un Simhat Torah, Rabbi Nahman de Toulchin se retrouva en état d'ébriété. Débordant de joie, il s'écroula aux pieds de Rabbi Nathan, en lui disant : 'vous êtes toute ma vie ! Vous êtes ma raison de vivre !' Le lendemain, Rabbi Nathan lui demanda s'il se rappelait des paroles prononcées la veille. Rabbi Nahman de Toulchin lui affirma : 'je m'en souviens parfaitement, et aujourd'hui encore, je peux l'affirmer haut et fort !'
A quoi Rabbi Nathan répliqua : 'ce que tu dis est véridique, mais pas quand il s'agit de déclarer de tels propos, sous l'emprise de la boisson, à Simhat Torah...'