'Aujourd'hui, quand on mentionne Rabbi Zoushé d'Anipoli zal, on l'appelle Rabbi. Mais il fut un temps où on l'appelait 'l'enseignant fou'...'.
Rabbi Nathan voulait signifier que la plupart des gens respectables et qui craignent le ciel sont considérés comme insensés, aux yeux de la plupart des gens. Comme l'ont affirmé nos sages, de mémoire bénie (Sanh 97,a), à propos du verset (Is 59,15) :
'celui qui s'écarte du mal passe pour fou'. D'après une autre opinion, les gens avaient affublé de ce surnom un autre Tsadik, Rabbi Pinhas de Koritz.
Ils l'appelaient aussi 'le jeune sourd', car il se fit prendre volontairement pour un sourd-muet, tout en continuant à se dévouer corps et âme dans le service divin.
Source :
1-582
Rabbi Nathan prit en charge une orpheline jusqu'à son mariage. Le Shabbat précédent cet heureux événement tombait la veille de Chavouot, car cette année-là, la fête débutait à la sortie de Shabbat.
Dans pareille situation, Rabbi Nathan serait chargé d'être le garçon d'honneur. Cependant, il désirait beaucoup passer Chavouot chez Rabénou, ce qu'il fit, sans tenir compte de ses obligations. Il ne se présenta pas devant son maître avant le Shabbat, car il se doutait bien que son père ne manquerait pas d'écrire à Rabénou pour cette affaire, et ce dernier convierait certainement son disciple à prendre le chemin du retour. C'est pourquoi Rabbi Nathan renonça à paraître devant Rabénou avant le Shabbat, car ce jour-là, il n'y avait aucune chance qu'il lui enjoigne de retourner sur ses pas. Dans Yémé Moharnat §35, sont rapportées les paroles que Rabénou adressa à son disciple, lors de la fête de Chavouot :
après avoir surmonté tous les obstacles, il est encore préférable d'être à ses côtés.
Source :
1-578
Rabbi Nathann déclara à des hassidé breslev : 'vous voilà obligés de veiller à ce que votre grandeur ne dissimule pas la gloire de Rabénou'.
Une autre fois, il leur dit : 'vous devez faire attention à ce que votre propre petitesse ne voile ni ne cache la gloire de Rabénou'.