Rabbi Nahman a dit :
"Ca m`est bien égal que vous parliez ou énonciez un de mes enseignements en mon nom;
cette personne à qui vous dispensez mon enseignement fera ses bénédictions ou priera avec concentration, et ses dévotions seront suscitées par mon pouvoir, sans qu'elle ne s'en rende compte", autrement dit lorsqu`il faudra parler de la voie à suivre dans le service divin selon ce que nous enseigne Rabénou, et que ces conversations réveillent une tierce personne, on ne devra pas lui dévoiler que ces propos proviennent de ses enseignements, si l`on voit qu`il ne les acceptera pas s`il sait qui les a énoncées. A ce propos, Rabbi Israël Térovitser zal disait : "bien que nos sages de mémoire bénie aient dit
(Méguila 15,a) que quiconque formule un enseignement au nom de celui qui l`a énoncé amène la délivrance au monde, ceci n`est valable que si dans ses paroles, il amène la délivrance au monde, ce qui n`est pas le cas si, en les ramenant à leur auteur, l`auditeur n`éprouve pas de désir à les entendre. Dans ce cas, il faut au contraire masquer leur source et par ce biais, les paroles énoncées apporteront le salut".
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-609
Rabénou recommanda à Rabbi Nathan d'innover chaque jour dans son étude, ce qu'il fit durant toute sa vie. Le disciple raconta qu'une veille de Shabbat, aucune explication originale ne lui vint à l'esprit. Il décida alors d'emprunter un chemin qui le mena hors de la ville. Dans ce lieu, Rabbi Nathan pria D. de lui envoyer quelque idée nouvelle. Il parvint finalement par découvrir un aspect nouveau, en 'pressant avec le petit doigt' l'un de ses commentaires.
Source :
1-551
Dans la maison d'étude du beau-père de Rabbi Nathan, Rabbi David Tsvi, on avait l'habitude de suivre les directives de ce dernier, quand il s'agissait de désigner un ministre officiant. Il choisit une fois son gendre, le beau-frère de Rabbi Nathan, pour diriger l'office. Ce dernier fut contraint de s'aliter peu de temps après. Lorsque Rabbi David Tsvi alla lui rendre visite, son gendre lui confia : 'je redoute que la maladie dont je souffre soit due aux pensées étrangères et au sentiment d'orgueil que j'ai éprouvé quand j'ai prié devant le pupitre'. Rabbi David Tsvi lui répondit : 'la récompense de la prière, c'est le paradis. Mais la punition de l'orgueil, c'est l'enfer. Toutefois, nous aurons quand même réalisé une mitsva !'