Rabbi Nathan voyagea un jour en compagnie d'un cocher qui transportait un sac de farine. Lorsqu'une grosse averse se mit à tomber, cet homme se demanda, en se plaignant, quand parviendrait-il donc enfin à l'auberge '
Il craignait en effet que se précieuse cargaison ne subisse d'avaries, en raison des pluies abondantes. Il se lamenta de la sorte, tout au long du chemin. Rabbi Nathan conclut cette anecdote par ces mots : 'pour ce cocher, arriver à l'auberge constitue le but à atteindre. Quant à moi, le but que je poursuis est infiniment plus élevé...'
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1-143
Durant son séjour à Zlatipolia, une fille, Haya, naquit à Rabénou.
Plusieurs semaines s'étaient déjà écoulées depuis l'heureux événement, et l'enfant n'avait toujours pas reçu de prénom. Rabbi Haïkel décida alors d'aller voir Rabénou pour lui en parler.
« Par votre attitude, vous allez donner matière à parler aux opposants qui, outre les nombreuses questions qu'ils se posent sur vous, vont maintenant raconter que vous n'attribuez pas de prénom ! »
Rabénou, comme à son habitude, fit preuve d'une grande souplesse de caractère. Il répondit : « eh bien, elle s'appellera Haya ».
Cette nuit-là, une nouvelle parvint à Medziboz : la mère de Rabénou, Feïga, venait de s'éteindre. Rabbi Haïkel comprit alors que Rabénou avait su par intuition divine que sa mère venait de quitter ce monde.
Il avait attendu d'apprendre la triste nouvelle de vive voix, afin de nommer sa fille du nom de Feïga, en hommage à la défunte.
Cependant, en raison de l'intervention de Rabbi Haïkel, il l'avait nommée Haya. Le disciple se sentit coupable d'avoir contrarier le plan de Rabénou. « Jusqu'à quand vais-je me mêler de ses affaires ' » se dit-il.
Par la suite, Rabénou eut encore une fille, qu'il appela Feïga, mais elle ne vécut pas longtemps.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-253
Au retour de son périple en Terre sainte, Rabénou rendit visite à Rabbi Hirch Leib, ainsi qu'il est rapporté dans Hayé Moharan, §113. Rabbi Nahman confia à ses disciples qu'avant de pénétrer dans la ville d'Alik, il demanda à D. de lui accorder l'aide nécessaire, afin d'apprendre de quelle manière se comporter avec Rabbi Hirch Leib, en raison de sa sagesse.